⚡ Réponse rapide
- 11 millions de foyers verront leurs créneaux d’heures creuses modifiés à partir de 2026, avec des plages déplacées en pleine journée (le fameux « bloc solaire »).
- Enedis applique le nouveau planning automatiquement via le compteur Linky, à distance et sans intervention : votre fournisseur vous prévient environ 1 mois à l’avance.
- L’écart de prix reste significatif : environ 0,27 €/kWh en heures pleines contre 0,2068 €/kWh en heures creuses au tarif réglementé, soit près de 6 à 7 centimes gagnés sur chaque kWh décalé.
- Décaler uniquement le ballon d’eau chaude représente déjà 60 à 80 € d’économie par an ; en ajoutant lave-linge, lave-vaisselle et recharge du véhicule électrique, la facture peut baisser de 150 à 300 €.
- Le pilotage intelligent (domotique, IA, départ différé connecté) permet de profiter des nouveaux créneaux sans y penser — c’est la clé pour transformer cette réforme en économies réelles.
C’est l’un des changements les plus concrets de l’année pour la facture d’électricité des Français. En 2026, la grande réforme des heures creuses entre dans sa phase active : les créneaux à prix réduit, historiquement concentrés la nuit, migrent en partie vers la journée pour coller à la production solaire. Environ 11 millions de foyers abonnés à l’option heures pleines / heures creuses sont concernés par de nouveaux horaires. Bonne nouvelle : vous n’avez rien à signer, rien à payer, et le compteur Linky fait tout à distance. Moins bonne nouvelle : si vos appareils restent programmés sur les anciens créneaux nocturnes, vous risquez de consommer au mauvais moment et de perdre le bénéfice de l’option. C’est précisément là que la domotique et le pilotage par intelligence artificielle changent la donne. Voici comment reprogrammer votre maison pour que la réforme joue en votre faveur, automatiquement.
Réforme des heures creuses 2026 : ce qui change concrètement
Pourquoi déplacer les heures creuses en journée ?
Le principe des heures creuses date des années 1960 : la nuit, la demande d’électricité s’effondrait alors que les centrales continuaient de produire. Pour inciter les ménages à consommer pendant ces heures excédentaires, on leur proposait un tarif réduit — typiquement entre 22h et 6h. Ce modèle a parfaitement fonctionné pendant des décennies, notamment pour les ballons d’eau chaude électriques.
Mais le système électrique de 2026 ne ressemble plus à celui de 1965. Avec la montée en puissance du photovoltaïque, la France produit désormais des excédents massifs d’électricité… en plein milieu de journée, quand le soleil est au zénith. Au printemps et en été, il arrive même que les prix de gros passent en territoire négatif entre 12h et 16h : il y a trop d’électricité solaire et pas assez de consommateurs pour l’absorber. À l’inverse, les débuts de soirée (18h-21h) restent le moment le plus tendu du réseau, celui où chaque kWh coûte le plus cher à produire.
La réforme des heures creuses, pilotée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) avec Enedis, vise donc à réaligner les signaux tarifaires sur cette nouvelle réalité : encourager la consommation quand le solaire produit, et la décourager aux heures de pointe du soir.
11 millions de foyers concernés par de nouveaux créneaux
Concrètement, environ 11 millions de foyers disposant d’un contrat heures pleines / heures creuses verront leurs plages horaires évoluer. Le volume total ne change pas — vous conservez 8 heures creuses par jour — mais leur répartition est revue :
- Un socle nocturne préservé : au moins 5 heures creuses restent placées la nuit (généralement entre 23h et 7h), pour continuer à alimenter ballons et recharges de véhicules.
- Un nouveau bloc en journée : jusqu’à 3 heures creuses peuvent être positionnées entre 11h et 17h, en particulier l’été, pour absorber le pic de production solaire.
- Des créneaux saisonnalisés : les horaires pourront différer entre l’été et l’hiver, la production photovoltaïque n’étant évidemment pas la même en janvier et en juillet.
- Fin des heures creuses en pointe du soir : les rares plannings qui plaçaient encore des heures creuses entre 17h et 23h en hiver sont progressivement supprimés.
Le déploiement s’étale sur plusieurs mois : tous les foyers ne basculent pas le même jour. Chaque client concerné est prévenu par son fournisseur environ un mois avant l’application de son nouveau planning. Surveillez vos e-mails et courriers : c’est ce document qui vous donnera vos nouveaux horaires exacts, indispensables pour reprogrammer vos équipements.
Le « bloc solaire » : vers des super heures creuses en pleine journée
Au-delà du simple déplacement des créneaux, la réforme ouvre la voie à une innovation tarifaire plus ambitieuse : les « super heures creuses » de milieu de journée, parfois appelées bloc solaire. L’idée : proposer, sur certaines offres, un tarif encore plus avantageux que les heures creuses classiques pendant les heures de forte production photovoltaïque, typiquement entre 11h et 16h.
Cette approche est testée dans le cadre d’une phase pilote de 2 à 3 ans, le temps de mesurer les comportements réels des consommateurs et d’ajuster les niveaux de prix. Plusieurs fournisseurs alternatifs proposent déjà des offres à trois niveaux de prix (heures pleines, heures creuses, super heures creuses), et le mouvement devrait s’amplifier à mesure que le parc solaire français grandit.
Pour un ménage équipé, le raisonnement devient limpide : plus vous êtes capable de concentrer vos gros usages (eau chaude, lavage, recharge, pré-chauffage ou pré-rafraîchissement) sur ces fenêtres de milieu de journée, plus votre kWh moyen baisse. Le problème, c’est qu’à 13h, la plupart d’entre nous sommes au travail. Impossible de lancer le lave-linge à la main ou de brancher la voiture au bon moment. La solution tient en un mot : l’automatisation.

Linky : un changement automatique, gratuit et sans intervention
C’est l’un des aspects les plus rassurants de cette réforme : vous n’avez aucune démarche à effectuer pour le basculement lui-même. Le compteur Linky, présent dans plus de 9 foyers sur 10, est piloté à distance par Enedis. Le gestionnaire de réseau reprogramme votre planning d’heures creuses par télé-opération, sans rendez-vous, sans technicien, sans coupure notable.
Trois points pratiques à retenir :
- L’application est automatique : Enedis pousse le nouveau calendrier directement dans votre compteur Linky à la date prévue.
- Vous êtes prévenu 1 mois à l’avance : votre fournisseur vous communique vos nouveaux horaires avant le changement effectif.
- Changer d’option tarifaire est gratuit et quasi instantané : si, à l’occasion de la réforme, vous souhaitez passer de l’option base à l’option heures creuses (ou l’inverse), la modification s’effectue à distance via Linky, sans frais et sans intervention à domicile. Un simple appel ou une demande en ligne auprès de votre fournisseur suffit.
Attention toutefois au piège classique : le contact sec du compteur, qui déclenche automatiquement votre ballon d’eau chaude, suivra le nouveau planning. Mais tous vos autres appareils programmés « en dur » (minuteries mécaniques, programmations enregistrées sur le lave-linge, planificateur de recharge de la voiture) resteront calés sur les anciens horaires tant que vous ne les aurez pas mis à jour. D’où l’intérêt d’un pilotage centralisé et intelligent.
Combien pouvez-vous économiser ? Le calcul poste par poste
Au tarif réglementé, l’écart de prix tourne autour de 0,27 €/kWh en heures pleines contre environ 0,2068 €/kWh en heures creuses, soit un gain d’environ 6 à 7 centimes par kWh déplacé. Ces montants évoluent au fil des révisions tarifaires, mais l’ordre de grandeur reste stable : chaque kWh consommé au bon moment vaut environ 25 % de moins. Voici ce que cela représente sur les principaux postes pilotables d’une maison.
| Usage pilotable | Conso annuelle indicative | Économie si décalé en heures creuses | Moyen de pilotage |
|---|---|---|---|
| Ballon d’eau chaude (200 L, famille de 4) | 1 500 à 2 000 kWh | 60 à 80 € / an | Contact heures creuses Linky ou relais connecté |
| Lave-linge + sèche-linge (4-5 cycles/sem.) | 350 à 500 kWh | 20 à 35 € / an | Départ différé intelligent, prise connectée |
| Lave-vaisselle (5-6 cycles/sem.) | 250 à 300 kWh | 15 à 20 € / an | Départ différé, appli constructeur |
| Recharge véhicule électrique (10 000 km/an) | 1 700 à 2 000 kWh | 100 à 140 € / an | Borne pilotée ou planification via l’appli du véhicule |
| Pompe à chaleur (anticipation chauffe/rafraîchissement) | Variable selon logement | 30 à 80 € / an | Thermostat connecté, pilotage IA |
Cumulés, ces décalages représentent couramment 150 à 300 € d’économies annuelles pour un foyer bien équipé, sans changer d’un iota son confort ni sa consommation totale. On ne consomme pas moins : on consomme au bon moment.
Le ballon d’eau chaude : le réflexe numéro un
C’est le poste le plus simple et le plus rentable. Un chauffe-eau électrique de 200 litres consomme 1 500 à 2 000 kWh par an. S’il chauffe en heures pleines, vous payez environ 405 à 540 € ; en heures creuses, la même chauffe descend autour de 310 à 415 €. L’écart : 60 à 80 € par an, sans le moindre effort une fois le contacteur en place. Avec la réforme, le compteur Linky déclenchera automatiquement le ballon sur les nouveaux créneaux, y compris le bloc de journée le cas échéant — un avantage caché, car chauffer l’eau à 14h plutôt qu’à 3h du matin réduit les pertes de stockage : l’eau chaude est utilisée le soir même, quelques heures après la chauffe.
Lave-linge et lave-vaisselle : le départ différé devient intelligent
Les appareils récents vont plus loin que le simple minuteur. Les lave-linge et lave-vaisselle connectés (via les applis des constructeurs ou un écosystème domotique) peuvent recevoir directement votre planning tarifaire : vous chargez la machine, vous appuyez sur « éco-départ », et l’appareil choisit lui-même la fenêtre la moins chère avant l’heure de fin que vous imposez. Avec un bloc solaire à 13h, votre lave-vaisselle chargé le matin tournera pendant que vous êtes au bureau. Gain typique : 35 à 55 € par an pour le duo lavage, davantage si vous utilisez un sèche-linge.
Recharge du véhicule électrique : le gros levier
Une voiture électrique parcourant 10 000 km par an consomme environ 1 700 à 2 000 kWh de recharge à domicile. Recharger systématiquement en heures creuses plutôt qu’en heures pleines économise 100 à 140 € par an — et bien plus avec des super heures creuses. Toutes les bornes récentes et la quasi-totalité des véhicules permettent une recharge planifiée. Mieux : les bornes pilotées et les services de « smart charging » ajustent la puissance en temps réel pour caler la recharge exactement sur les créneaux les moins chers, voire sur les signaux du réseau. Pour les télétravailleurs, le bloc solaire de mi-journée devient le moment idéal pour brancher la voiture.
Pompe à chaleur : anticiper plutôt que subir
La pompe à chaleur est un cas particulier : on ne peut pas « décaler » le chauffage comme un cycle de lavage, sous peine de sacrifier le confort. En revanche, on peut anticiper. Le principe, appelé pré-chauffage (ou pré-rafraîchissement l’été) : la PAC monte la température du logement de 1 à 2 °C pendant les heures creuses, puis réduit son régime pendant les heures pleines, l’inertie du bâtiment faisant le reste. Couplée à un thermostat intelligent qui connaît votre planning tarifaire, la météo et l’inertie de votre maison, cette stratégie permet de déplacer 20 à 30 % de la consommation de la PAC vers les créneaux économiques. Et l’été, une PAC réversible qui rafraîchit la maison en début d’après-midi — précisément pendant le bloc solaire — cumule tarif réduit et efficacité maximale. Pour comprendre le fonctionnement, les rendements et les modèles adaptés à ce type de pilotage, consultez notre guide pour tout savoir sur la pompe à chaleur.
Programmer sa maison avec l’IA : mode d’emploi en trois niveaux
Niveau 1 : les programmations natives (0 €)
Avant d’investir, exploitez ce que vous possédez déjà. Dès réception du courrier annonçant vos nouveaux créneaux : mettez à jour les départs différés de vos appareils, la programmation de recharge de votre véhicule, et vérifiez que le contacteur jour/nuit du ballon est bien en position « auto » (c’est Linky qui commande). Coût : zéro. Temps nécessaire : une demi-heure. C’est le strict minimum pour ne pas perdre d’argent avec la réforme.
Niveau 2 : la domotique simple (50 à 200 €)
Les prises et relais connectés (Wi-Fi, Zigbee ou Matter) permettent de piloter les appareils non communicants : vieux ballon sans contacteur, radiateur d’appoint, chargeur de vélo électrique, pompe de piscine. Associées à une box domotique ou aux écosystèmes grand public (Google Home, Alexa, HomeKit, Home Assistant), elles exécutent des scénarios horaires calés sur vos créneaux. L’avantage décisif : le jour où vos horaires changent à nouveau — la phase pilote du bloc solaire durera 2 à 3 ans et les plannings pourront être ajustés — vous modifiez une seule règle centralisée au lieu de reprogrammer chaque appareil un par un.
Niveau 3 : le pilotage par IA (le vrai passage à l’échelle)
C’est ici que la réforme prend tout son sens. Les gestionnaires d’énergie intelligents — qu’ils soient intégrés à une box domotique évoluée, à un onduleur solaire, à une borne de recharge ou proposés en service par certains fournisseurs — croisent en permanence plusieurs sources de données :
- Votre planning tarifaire réel, récupéré automatiquement (certains systèmes lisent directement la télé-information du compteur Linky via un dongle TIC à moins de 50 €) ;
- Les prévisions météo, pour anticiper les besoins de chauffage et, si vous êtes équipé, la production solaire du lendemain ;
- Vos habitudes de vie, apprises au fil des semaines : heures de douche, de départ au travail, niveau de charge dont la voiture a réellement besoin ;
- L’état de chaque équipement : température du ballon, charge de la batterie du véhicule, consigne du thermostat.
À partir de ces données, l’algorithme construit chaque jour un planning optimisé : le ballon chauffera à 13h30 pendant le bloc solaire, la voiture recevra exactement les 22 kWh nécessaires entre 2h et 6h, la PAC surchauffera légèrement le salon avant la pointe de 18h. Vous n’intervenez plus : l’IA arbitre en continu, et s’adapte automatiquement si vos créneaux évoluent pendant la phase pilote. Les retours d’expérience sur ces systèmes montrent des gains de 10 à 20 % sur la facture par rapport à une programmation manuelle figée — précisément parce que l’humain oublie, et pas la machine.
Et si vous produisez votre propre électricité ?
La logique du bloc solaire rejoint naturellement celle de l’autoconsommation. Si votre toiture s’y prête, installer des panneaux photovoltaïques transforme l’équation : en milieu de journée, vous ne payez plus votre électricité 0,21 € le kWh en heures creuses… vous la produisez pour un coût de revient souvent inférieur à 0,10 €/kWh. Le pilotage intelligent devient alors doublement rentable : l’IA priorise d’abord votre production solaire (ballon, recharge VE, PAC), puis bascule sur les heures creuses du réseau quand le soleil ne suffit pas. C’est le duo gagnant des maisons sobres de 2026. Et pour financer PAC, chauffe-eau thermodynamique ou installation solaire, ne passez pas à côté des dispositifs de soutien : notre page dédiée aux aides et primes recense MaPrimeRénov’, la prime à l’autoconsommation, les CEE et la TVA réduite.
Check-list : les 6 bons réflexes avant l’arrivée de vos nouveaux créneaux
- 1. Guettez le courrier de votre fournisseur : il arrive environ un mois avant le basculement et détaille vos nouveaux horaires, été comme hiver.
- 2. Vérifiez vos horaires actuels sur votre facture ou sur le compteur Linky (touche « + » jusqu’à l’écran des plages horaires).
- 3. Faites le calcul base vs heures creuses : l’option HP/HC n’est rentable que si vous décalez au moins 30 % environ de votre consommation. Avec Linky, le changement d’option est gratuit et immédiat, dans un sens comme dans l’autre.
- 4. Reprogrammez tous les appareils à horloge interne : minuteries, départ différé, planificateur de recharge du véhicule.
- 5. Centralisez le pilotage : une box domotique ou un gestionnaire d’énergie vous évitera de tout refaire à chaque ajustement de la phase pilote.
- 6. Mesurez : suivez votre répartition HP/HC sur l’espace client Enedis ou l’appli de votre fournisseur. Objectif raisonnable : passer 40 à 50 % de votre consommation en heures creuses.
La réforme des heures creuses 2026 n’est ni une bonne ni une mauvaise nouvelle en soi : c’est un changement de règles du jeu. Les foyers qui laisseront leurs équipements programmés sur les anciens créneaux y perdront quelques dizaines d’euros ; ceux qui automatiseront leur maison — même modestement — transformeront le bloc solaire en 150 à 300 € d’économies annuelles, sans toucher à leur confort. La bonne électricité n’est plus seulement celle qu’on ne consomme pas : c’est aussi celle qu’on consomme au bon moment.
FAQ
Quand mes nouveaux créneaux d’heures creuses s’appliqueront-ils ?
Le déploiement s’étale sur plusieurs mois à partir de 2026 et concerne environ 11 millions de foyers. Vous n’avez aucune démarche à faire : Enedis reprogramme votre compteur Linky à distance, et votre fournisseur vous informe de vos nouveaux horaires environ un mois avant le changement effectif.
Le changement d’horaires ou d’option tarifaire est-il payant ?
Non. La mise à jour des créneaux est appliquée gratuitement et automatiquement via le compteur Linky, sans intervention à domicile. De même, changer d’option tarifaire (passer de base à heures creuses ou inversement) est gratuit et quasi instantané avec Linky : une simple demande auprès de votre fournisseur suffit.
Combien peut-on vraiment économiser en décalant ses consommations ?
Avec un écart d’environ 0,27 €/kWh en heures pleines contre 0,2068 €/kWh en heures creuses au tarif réglementé, décaler le seul ballon d’eau chaude rapporte 60 à 80 € par an. En ajoutant la recharge d’un véhicule électrique (100 à 140 €), le lave-linge et le lave-vaisselle en départ différé, un foyer bien piloté économise couramment 150 à 300 € par an.
Que sont les « super heures creuses » du bloc solaire ?
Ce sont des créneaux placés en pleine journée, typiquement entre 11h et 17h, pour inciter à consommer pendant le pic de production photovoltaïque. Certaines offres y appliquent un tarif encore inférieur aux heures creuses classiques. Le dispositif est testé dans une phase pilote de 2 à 3 ans, et le pilotage automatique (domotique, IA) est le meilleur moyen d’en profiter quand on est absent en journée.

Gaël Lemaire, ingénieur devenu essayiste, partage sur La Maison des Énergies une réflexion apaisée sur notre rapport à l’énergie et au vivant. Il croit en une transition fondée sur la mesure, la justice et la beauté du monde.