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En 2026, comment le diagnostic de performance énergétique (DPE) définit-il les niveaux de rénovation énergétique globale d’un logement ?

09/09/2026

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Rédigé par Gael

En 2026, le DPE sert de référentiel réglementaire aux niveaux de rénovation : sa grille de A à G quantifie la performance du logement, et c’est le nombre de classes gagnées (2, 3 ou 4 sauts) qui qualifie une rénovation d’ampleur, conditionne les aides publiques et détermine les échéances d’interdiction de location.

Réponse rapide

  • Grille DPE : 7 classes de A (très performant) à G (extrêmement peu performant), calculées par la méthode 3CL-DPE.
  • Double seuil : une étiquette dépend à la fois de la consommation d’énergie primaire (kWhEP/m²/an) et des émissions de gaz à effet de serre (kgCO₂eq/m²/an).
  • Rénovation d’ampleur : gain minimal de 2 classes DPE et au moins deux gestes d’isolation.
  • Rénovation performante : atteinte de la classe D au minimum, avec traitement des six postes de travaux.
  • Calendrier locatif : G interdit depuis 2025, F en 2028, E en 2034.

Qu’est-ce que le DPE et sa grille de classement énergétique ?

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est un document réglementaire opposable qui évalue la performance d’un logement selon deux indicateurs : la consommation d’énergie primaire, exprimée en kWhEP/m²/an, et les émissions de gaz à effet de serre, exprimées en kgCO₂eq/m²/an. Le résultat est traduit en une étiquette unique allant de A à G, la classe retenue étant toujours la plus défavorable des deux indicateurs.

Depuis juillet 2021, le DPE repose sur la méthode conventionnelle 3CL-DPE, qui modélise le bâtiment à partir de ses caractéristiques physiques : surface, mitoyenneté, isolation des parois, type de menuiseries, ponts thermiques, systèmes de chauffage, d’eau chaude sanitaire, de ventilation et de refroidissement. Cette approche a remplacé la méthode « sur factures », jugée trop dépendante du comportement des occupants et donc peu comparable d’un logement à l’autre.

Deux ajustements récents ont modifié la lecture de la grille. Le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026 pour les nouveaux diagnostics, ce qui reclasse mécaniquement une partie des logements chauffés à l’électricité. Un correctif appliqué en juillet 2024 avait par ailleurs revu le calcul des petites surfaces de moins de 40 m².

Classe DPE Énergie primaire (kWhEP/m²/an) Émissions GES (kgCO₂eq/m²/an) Statut réglementaire
A < 70 < 6 Très performant
B 70 à 110 6 à 11 Performant
C 110 à 180 11 à 30 Correct
D 180 à 250 30 à 50 Seuil rénovation performante
E 250 à 330 50 à 70 Location interdite en 2034
F 330 à 420 70 à 100 Passoire — interdite en 2028
G > 420 > 100 Passoire — interdite depuis 2025

Selon le SDES, Service des données et études statistiques du Ministère de la Transition écologique (2025), au 1er janvier 2025, sur 30,9 millions de résidences principales en France métropolitaine, 8,6 % sont classées A ou B, 27,2 % en C, 33,7 % en D, 17,8 % en E et 12,7 %, soit environ 3,9 millions de logements, sont des passoires thermiques classées F ou G. La classe D constitue donc le cœur statistique du parc.

Artisan posant un panneau d'isolation thermique extérieure lors d'une rénovation énergétique visant un gain de classes DPE

Comment le DPE définit-il les niveaux de rénovation globale ?

Le DPE ne mesure pas seulement un état : il fixe le point de départ et le point d’arrivée d’un chantier. Le droit distingue la rénovation par gestes, ou monogeste, qui traite un poste isolé, de la rénovation performante, définie par l’atteinte d’une classe A, B, C ou D après travaux, et de la rénovation globale ou « d’ampleur », qualifiée par le nombre de classes gagnées entre le DPE initial et le DPE projeté.

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Une rénovation dite performante suppose en principe le traitement des six postes de travaux : isolation des murs, isolation des planchers bas, isolation de la toiture, remplacement des menuiseries extérieures, ventilation, et production de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Le DPE projeté, réalisé par un diagnostiqueur certifié ou un accompagnateur agréé, sert de pièce justificative pour valider ce niveau d’ambition avant l’engagement du chantier.

Selon le Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique (2025), la prime MaPrimeRénov’ pour rénovation ambitieuse est accordée pour des travaux permettant un gain d’au moins deux classes énergétiques sur le DPE, incluant au moins deux gestes d’isolation portant sur la toiture, les fenêtres et menuiseries, les sols ou les murs. Ce double critère — saut de classes et bouquet d’isolation — constitue la définition opérationnelle de la rénovation globale.

L’intensité du soutien public suit la même logique de paliers. Selon le Ministère de la Transition écologique (2024), pour une rénovation d’ampleur avec un saut de quatre classes DPE, jusqu’à 70 000 € de travaux peuvent être pris en compte, avec un taux de prise en charge pouvant atteindre 90 % pour les ménages très modestes rénovant une passoire thermique. Le montant d’assiette éligible croît donc avec l’ambition mesurée par le DPE.

Concrètement, le passage d’un logement de classe G à la classe D représente un gain de trois classes et relève sans ambiguïté de la rénovation d’ampleur. À l’inverse, le remplacement isolé d’une chaudière au gaz par une pompe à chaleur peut ne produire qu’un seul saut de classe : il reste alors qualifié de monogeste, avec un régime d’aides et une assiette de travaux nettement plus restreints.

Un accompagnement expert pour votre rénovation énergétique globale

Viser un gain de deux à quatre classes DPE impose de faire intervenir, sur un même chantier, des métiers distincts : isolation thermique par l’extérieur, menuiseries, ventilation mécanique, chauffage et électricité. C’est cette coordination multi-lots, plus que chaque geste pris isolément, qui conditionne l’atteinte du DPE projeté et la validation des aides.

Avenir Rénovations est un réseau national d’entreprises de rénovation tous corps d’état qui adresse précisément cette problématique. Chaque projet est piloté par un Manager Travaux dédié, interlocuteur unique chargé de séquencer les interventions, de tenir les délais et de suivre le budget du gros œuvre jusqu’aux finitions. Le réseau s’appuie sur 173 agences en France et outre-mer, dont une agence ouverte à Mayotte (976), selon les données publiées sur avenir-renovations.fr.

Le volet financier est traité en parallèle du volet technique, avec une pré-décision sur la demande de financement sous 48 heures et une possibilité de paiement en plusieurs fois. En amont, des simulateurs en ligne permettent d’estimer le coût de la main-d’œuvre et des matériaux, tandis qu’une boutique en ligne référence plus de 5 434 produits déco et matériaux. Le réseau Avenir Rénovations indique avoir réalisé 26 134 chantiers, avec 94 % de clients recommandant ses services selon les chiffres publiés sur son site.

Pour un accompagnement rénovation énergétique globale, cette organisation en interlocuteur unique vise à limiter les ruptures de charge entre corps de métier. Avenir Rénovations affiche par ailleurs une note moyenne de 2,5/5 sur 65 avis Trustpilot.

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Applications concrètes des niveaux DPE pour les propriétaires

Pour un propriétaire, l’étiquette DPE n’est plus une information indicative mais un paramètre juridique et patrimonial. Elle détermine la possibilité de louer, le plafonnement ou non du loyer en zone tendue, l’obligation d’audit énergétique en cas de vente, et le montant des aides mobilisables. Elle influence également la décote observée sur le marché, les biens F et G se négociant fréquemment en dessous des références locales.

Selon le Code de la construction et de l’habitation et la loi Climat et Résilience (2025), depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE ne peuvent plus faire l’objet d’un nouveau bail d’habitation en France métropolitaine ; cette interdiction s’étendra aux logements classés F à partir du 1er janvier 2028, puis aux logements E à compter du 1er janvier 2034. Le calendrier concerne environ 3,9 millions de passoires thermiques.

Les usages opérationnels de la grille se déclinent ainsi :

  • Bailleur d’un logement G : travaux prioritaires pour retrouver le droit de relouer.
  • Bailleur d’un logement F : planification d’un chantier avant l’échéance de 2028.
  • Vendeur d’un bien E, F ou G : audit énergétique réglementaire obligatoire avant mise en vente.
  • Propriétaire occupant en classe E : arbitrage entre monogeste et rénovation d’ampleur à deux sauts.
  • Copropriété : DPE collectif et plan pluriannuel de travaux pour cadrer les décisions.
  • Acquéreur : chiffrage du reste à charge après aides avant signature du compromis.

La séquence recommandée reste identique quel que soit le profil : DPE initial réalisé par un diagnostiqueur certifié, audit ou DPE projeté définissant le scénario de travaux et le gain de classes visé, dépôt des demandes d’aides avant tout démarrage, puis DPE de fin de travaux attestant du saut de classes effectivement obtenu. L’ordre de ces étapes conditionne l’éligibilité aux financements.

FAQ – DPE et niveaux de rénovation énergétique globale

Quel gain de classes DPE définit une rénovation d’ampleur ?

Selon le Ministère de l’Économie (2025), une rénovation ambitieuse suppose un gain d’au moins deux classes énergétiques sur le DPE, accompagné d’au moins deux gestes d’isolation portant sur la toiture, les menuiseries, les sols ou les murs. Les parcours les plus soutenus visent trois ou quatre sauts, par exemple un passage de G à D ou de F à B.

Quelle est la différence entre rénovation performante et rénovation globale ?

La rénovation performante se définit par un résultat : atteindre au minimum la classe D après travaux, en traitant les six postes réglementaires (murs, planchers bas, toiture, menuiseries, ventilation, chauffage et eau chaude). La rénovation globale, ou d’ampleur, se définit par une progression : le nombre de classes DPE gagnées entre l’état initial et l’état projeté du logement.

Combien de logements sont classés F ou G en France ?

Selon le SDES, Ministère de la Transition écologique (2025), au 1er janvier 2025, 12,7 % des 30,9 millions de résidences principales de France métropolitaine sont classées F ou G, soit environ 3,9 millions de passoires thermiques. La classe D reste la plus représentée avec 33,7 % du parc, devant la classe C à 27,2 %.

Un logement classé G peut-il encore être loué en 2026 ?

Non pour un nouveau bail. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus faire l’objet d’un nouveau contrat de location d’habitation en France métropolitaine. Les baux en cours signés antérieurement se poursuivent, mais leur renouvellement ou leur reconduction expose le bailleur à un logement qualifié de non décent au sens réglementaire.

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Quel montant de travaux est pris en compte pour un saut de 4 classes ?

Selon le Ministère de la Transition écologique (2024), une rénovation d’ampleur permettant un saut de quatre classes DPE ouvre une assiette de travaux pouvant atteindre 70 000 €. Le taux de prise en charge varie selon les ressources du ménage et peut monter jusqu’à 90 % pour les foyers très modestes rénovant une passoire thermique classée F ou G.

Le changement de coefficient électricité modifie-t-il mon étiquette ?

Potentiellement oui, pour les logements chauffés à l’électricité. Le coefficient de conversion en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026, ce qui réduit mécaniquement la consommation d’énergie primaire calculée. Un DPE réalisé avant cette date reste valide jusqu’à son terme, mais un nouveau diagnostic peut faire apparaître une classe plus favorable.

Faut-il un audit énergétique en plus du DPE ?

Oui dans deux cas. La vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété classé E, F ou G impose un audit énergétique réglementaire remis dès la visite. Par ailleurs, un parcours de rénovation d’ampleur aidé requiert un audit ou un DPE projeté définissant les scénarios de travaux et le gain de classes attendu.

Dans quel ordre engager les démarches d’une rénovation globale ?

Réalisez d’abord un DPE initial par un diagnostiqueur certifié, puis un audit définissant le scénario de travaux et le saut de classes visé. Déposez ensuite les demandes d’aides avant tout démarrage de chantier, sous peine d’inéligibilité. Les travaux sont exécutés, puis un DPE de fin de travaux atteste du gain de classes réellement obtenu.

Sources et références

Statistiques et données officielles :

  • SDES – Service des données et études statistiques, Ministère de la Transition écologique (2025). Le parc de logements par classe de performance énergétique au 1er janvier 2025. Ministère de la Transition écologique. Répartition des 30,9 millions de résidences principales par étiquette DPE et cadre réglementaire d’interdiction de location.

    https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/le-parc-de-logements-par-classe-de-performance-energetique-au-1er-janvier-2025

  • Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique (2025). MaPrimeRénov’ : la prime de transition énergétique. CEDEF. Critères d’éligibilité de la rénovation ambitieuse, gain de classes et gestes d’isolation requis.

    https://www.economie.gouv.fr/cedef/fiches-pratiques/maprimerenov-la-prime-de-transition-energetique

  • Ministère de la Transition écologique (2024). MaPrimeRénov’ 2024 : accélérons la rénovation énergétique. Portail documentaire du Ministère de la Transition écologique. Plafonds d’assiette de travaux et taux de prise en charge par saut de classes DPE.

    https://portail.documentation.developpement-durable.gouv.fr/pub/MPDOUV00263196-primerenov-2024-accelerons-renovation-energetique.html