Réponse rapide : ce qui a changé au 1er septembre 2026
- Gaz : le prix repère est passé à 172,05 €/MWh TTC au 1er septembre (+5,6 %), puis à 182,88 €/MWh TTC au 1er octobre (+6,3 %).
- MaPrimeRénov’ : six familles de travaux quittent le parcours par geste depuis le 1er septembre, en application du décret du 25 août 2026.
- CEE : bonifications renforcées pour le solaire et les chauffe-eau thermodynamiques, pour les opérations engagées entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026.
- Rénovation d’ampleur : les fiches CEE sont recentrées sur les logements classés E, F ou G avant travaux, et les pompes à chaleur doivent être agréées.
- Eau : au 15 septembre, 93 départements métropolitains restaient couverts par au moins un arrêté sécheresse.
La rentrée 2026 a concentré en quelques jours une série de textes qui touchent directement au budget logement. Trois d’entre eux ont été publiés dans la dernière semaine d’août, trop tard pour la plupart des devis déjà signés.
Un mois plus tard, le tableau est plus lisible : on sait ce qui s’applique vraiment, ce qui a été repoussé, et ce qui arrive au 1er octobre. Voici le point, mesure par mesure, avec les chiffres publiés et les zones encore floues.
Gaz : deux hausses qui se suivent avant l’hiver
C’est le changement le plus immédiat pour les ménages. La Commission de régulation de l’énergie a indiqué le 10 septembre que le prix repère de vente de gaz s’établira à 182,88 € TTC du mégawattheure en octobre 2026, contre 172,05 €/MWh TTC en septembre 2026, soit une hausse de 6,3 % d’un mois sur l’autre.
Cette hausse suit celle de septembre. Le prix repère avait déjà grimpé de 5,6 % en septembre 2026, si bien que deux augmentations consécutives se sont enchaînées à l’entrée dans la saison de chauffe.
La mécanique est connue et sans mystère. La hausse d’octobre est la conséquence d’une augmentation des prix sur les marchés du gaz au mois d’août par rapport à juillet, l’approvisionnement du prix repère étant calé sur des indices de marché du mois précédent.
| Mois 2026 | Prix repère moyen TTC | Variation mensuelle |
|---|---|---|
| Septembre | 172,05 €/MWh | +5,6 % |
| Octobre | 182,88 €/MWh (131,18 €/MWh HT) | +6,3 % |
| Cumul sur deux mois | écart de 10,83 €/MWh TTC | environ +12 % par rapport au niveau d’août |
Le cumul se calcule facilement : en appliquant les deux taux publiés, le niveau d’août ressortait autour de 163 €/MWh TTC. L’écart avec octobre représente donc environ 12 % en deux mois, sur la part variable comme sur l’abonnement intégré au prix repère.
Sur la facture d’octobre prise isolément, l’effet reste modéré, parce que la consommation de chauffage démarre à peine. Cela aura pour conséquence une augmentation de 5,28 € TTC en moyenne sur les factures du mois d’octobre.
Ce que la hausse du gaz pèse selon votre profil
Le vrai sujet, c’est l’effet en année pleine, une fois la saison de chauffe engagée. Le tableau ci-dessous applique les prix repères moyens publiés à trois profils de consommation courants, abonnement inclus dans le prix moyen au mégawattheure.
| Profil | Consommation annuelle | Au tarif de septembre | Au tarif d’octobre | Écart annuel |
|---|---|---|---|---|
| Cuisson et eau chaude | 4 000 kWh | 688 € | 732 € | +44 € |
| Appartement chauffé au gaz | 11 000 kWh | 1 893 € | 2 012 € | +119 € |
| Maison chauffée au gaz | 20 000 kWh | 3 441 € | 3 658 € | +217 € |
Ces montants sont des ordres de grandeur calculés sur le prix repère moyen tous profils confondus. Les grilles réelles distinguent les petits consommateurs, qui paient un kilowattheure plus cher, des clients chauffage, qui supportent un abonnement plus élevé.
Autre point à ne pas confondre. Cette hausse concerne les consommateurs dont les offres sont indexées au prix repère de vente de gaz, les ménages ayant souscrit une offre à prix fixe ne sont donc pas concernés par cette évolution.
Concrètement, la première chose à faire est de relire la page 2 de votre facture pour identifier la nature de votre contrat. Nous avons détaillé cette bascule et ses effets sur la facture d’hiver dans notre analyse de la hausse du gaz de septembre et octobre.

MaPrimeRénov’ : six gestes sortis du parcours isolé
C’est le changement le plus structurant pour les projets de travaux. Les textes sont arrivés tard, mais ils sont bien publiés et applicables.
Dans les derniers jours du mois d’août, trois textes modifient MaPrimeRénov’ et les CEE et s’appliquent dès le 1er septembre 2026 : le décret n° 2026-822 du 25 août 2026 modifiant le décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique, ainsi que deux arrêtés du 25 août 2026.
Le contenu est clair. Le décret du 25 août 2026, publié au Journal officiel du 27, fixe les règles : six gestes quittent le parcours isolé, à savoir le chauffage et l’eau chaude au bois ou à la biomasse, les pompes à chaleur dédiées à l’eau chaude sanitaire, les systèmes de ventilation, l’isolation, les équipements de chauffage et le solaire thermique.
Une exception a été maintenue. Elle concerne les équipements de raccordement à un réseau de chaleur ou de froid urbain, dans la mesure où la majorité de l’énergie qu’il utilise est fournie par des énergies renouvelables.
Pour l’isolation, la lecture est la même du côté des acteurs du secteur. Isoler ses combles, sa toiture ou ses fenêtres n’est plus financé en tant que geste isolé par MaPrimeRénov’ à partir du 1er septembre 2026, tout comme plusieurs équipements de chauffage ou de ventilation, mais les travaux d’isolation restent aidés par d’autres dispositifs et gardent leur intérêt pour le confort du logement.
Ce qui reste finançable en geste isolé
Le recentrage n’est pas un arrêt général des aides au geste. Il traduit un choix assumé en faveur de l’électrification du chauffage.
La pompe à chaleur air-eau, elle, est financée sans changement, ce qui confirme la priorité donnée par le gouvernement à l’électrification des usages des foyers français. C’est aujourd’hui la colonne vertébrale du parcours par geste.
- Pompe à chaleur air-eau pour le chauffage : maintenue dans le parcours par geste.
- Raccordement à un réseau de chaleur ou de froid majoritairement renouvelable : maintenu par exception.
- Isolation des combles, de la toiture, des murs, fenêtres : sortie du geste isolé, à financer par d’autres canaux.
- Chauffe-eau thermodynamique, ventilation, bois et biomasse, solaire thermique : sortis du geste isolé.
Pour les ménages qui avaient bâti un plan de financement autour d’un chauffe-eau thermodynamique ou d’une VMC, la recomposition du budget est à refaire poste par poste. Nous avons détaillé les solutions de repli dans notre article sur la disparition de l’aide au chauffe-eau thermodynamique.
Même logique pour l’enveloppe du bâtiment, où le geste seul a disparu alors que les travaux restent pertinents techniquement. Le sujet est traité dans notre point sur l’isolation des murs en 2026.
Les CEE prennent le relais, mais sous conditions
Le mécanisme des certificats d’économies d’énergie a été ajusté au même moment, avec une logique de compensation partielle.
Un arrêté du 17 août 2026, publié le 23 août 2026, renforce les CEE pour les équipements solaires et les chauffe-eau thermodynamiques installés dans des logements en France métropolitaine, les bonifications s’appliquant pour les opérations engagées entre le 1er septembre 2026 et le 31 décembre 2026.
La contrepartie est explicite. Ces bonifications sont conditionnées à la décarbonation complète des systèmes de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire après travaux, et interviennent en écho au recentrage des mono-gestes éligibles à MaPrimeRénov’.
Autrement dit, un chauffe-eau thermodynamique posé dans une maison qui conserve une chaudière au gaz ne bénéficiera pas de la même bonification qu’un projet allant jusqu’au bout de la substitution. Le calendrier compte aussi : la fenêtre est bornée au 31 décembre 2026 pour l’engagement des opérations.
Point pratique souvent négligé : la date d’engagement d’une opération CEE correspond en général à la date d’acceptation du devis, à condition que l’offre du signataire ait été formalisée avant. Un devis signé avant la mise en place du dossier CEE peut faire perdre la prime.
Rénovation d’ampleur : le recentrage sur E, F et G
C’est le deuxième volet du tour de vis, et il est passé plus inaperçu que la sortie des gestes isolés.
À compter du 1er septembre 2026, diverses évolutions s’appliquent au dispositif des CEE : nouvelles bonifications pour le solaire et les chauffe-eau thermodynamiques, recentrage des rénovations d’ampleur sur les logements classés E, F ou G avant travaux, et agrément obligatoire des pompes à chaleur individuelles pour bénéficier des bonifications CEE.
Les logements les mieux classés sont donc écartés de ce canal. Exit les logements avec un DPE A à D, et pour les maisons individuelles, la fiche BAR-TH-174 impose en outre une décarbonation complète du chauffage et de la production d’eau chaude sanitaire après travaux.
La conséquence pratique est simple : le DPE avant travaux devient une pièce d’entrée, et plus seulement un document de constat. Un DPE périmé ou contesté peut à lui seul faire tomber l’éligibilité d’un dossier.
Si votre logement est classé D et que vous visiez une rénovation d’ampleur, l’arbitrage change de nature. Le raisonnement à tenir est décrit dans notre guide du parcours rénovation d’ampleur 2026.
Pompes à chaleur : l’agrément devient la clé de la prime
Le troisième changement concerne le matériel lui-même, et non plus le type de travaux. Il est entré en vigueur à la même date.
Depuis le 1er septembre, les pompes à chaleur individuelles doivent figurer sur une liste de modèles agréés pour ouvrir droit aux bonifications CEE. Cette bonification Coup de pouce Chauffage pour les pompes à chaleur est réservée aux modèles agréés fabriqués en Europe, selon la présentation qui en était faite avant l’entrée en vigueur du dispositif.
Trois réflexes s’imposent avant de signer. Demander la référence commerciale exacte du groupe extérieur et de l’unité intérieure, et non une simple marque. Exiger une mention écrite de l’agrément sur le devis. Vérifier que la date d’engagement des travaux tombe dans la période couverte.
Sur le terrain, cette exigence peut allonger les délais, certains modèles courants ayant été remplacés dans les catalogues au cours de l’été. Un devis daté de juin et signé en octobre n’offre aucune garantie sur ce point.
Électricité : la saison Tempo est repartie de zéro
Le 1er septembre marque aussi le début d’une nouvelle année tarifaire pour les offres à jours de couleur. La saison Tempo repart à zéro, avec 22 jours rouges à replacer sur l’ensemble de la période.
Le compteur est donc remis à plein, ce qui signifie que tous les jours rouges de la saison restent à venir, principalement entre novembre et février. Pour un foyer chauffé à l’électricité, ce sont ces journées qui font l’essentiel de l’écart de facture.
Un pilotage même sommaire des usages sur ces journées change le résultat. Décaler la charge d’un ballon d’eau chaude, un lavage ou la recharge d’un véhicule vers les heures creuses ou vers un jour bleu produit un effet mesurable.
Autre chantier en cours côté électricité, l’évolution des plages d’heures creuses, dont le déploiement s’étale sur plusieurs mois selon les compteurs. Les modalités exactes n’étant pas confirmées pour tous les clients à la date de publication, la seule conduite à tenir est de vérifier ses plages réelles dans son espace client avant de programmer ses appareils.
Eau : 93 départements encore sous arrêté à la mi-septembre
La rentrée n’a pas soldé l’épisode de sécheresse. Au 15 septembre 2026, date du dernier relevé national effectué par VigiEau, 93 départements de France métropolitaine étaient concernés par au moins un arrêté sécheresse, allant de la vigilance aux mesures de restriction des usages de l’eau.
L’outre-mer est également touché. Trois départements d’outre-mer sur cinq sont aussi concernés par un arrêté sécheresse : la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion.
Ces arrêtés sont pris à l’échelle de bassins, pas seulement de départements. Dans la Marne par exemple, les cours d’eau comme les nappes phréatiques restent à des niveaux très faibles, confirmant la persistance d’une situation hydrologique dégradée, et le bassin Craie de Champagne Sud et Centre est passé au niveau d’alerte.
Pour un particulier, cela conditionne des chantiers concrets d’automne : remplissage de piscine, arrosage d’une pelouse réensemencée, nettoyage de façade ou de terrasse. Le site VigiEau permet à chaque usager de consulter les restrictions qui lui sont applicables via un moteur de recherche, et les arrêtés préfectoraux de restriction y sont mis en ligne.
Cas chiffré : une maison de 1978 classée F
Prenons une maison de 120 m² construite en 1978, chauffée au gaz, classée F, avec une consommation de 20 000 kWh par an. Le projet initial, monté au printemps, associait trois gestes séparés.
Sur la partie énergie, la facture théorique passe de 3 441 € à 3 658 € par an entre les tarifs de septembre et d’octobre, soit 217 € supplémentaires en année pleine. Cet écart pèse dans le calcul de rentabilité des travaux, en le raccourcissant légèrement.
| Poste de travaux | Ordre de grandeur constaté sur devis | Situation avant le 1er septembre | Situation depuis le 1er septembre |
|---|---|---|---|
| Pompe à chaleur air-eau | 12 000 à 18 000 € TTC | Geste isolé aidé | Geste isolé maintenu, modèle devant être agréé pour la bonification CEE |
| Isolation des combles perdus | 30 à 50 €/m² TTC | Geste isolé aidé | Sorti du geste isolé, à financer par CEE ou éco-prêt |
| Chauffe-eau thermodynamique | 3 000 à 4 500 € TTC | Geste isolé aidé | Sorti du geste isolé, bonification CEE possible si décarbonation complète |
| Bouquet en rénovation d’ampleur | Selon programme | Ouvert largement | Canal CEE recentré sur les classes E, F et G avant travaux |
Les coûts indiqués sont des fourchettes de marché à vérifier par devis, pas des montants réglementaires. Les montants d’aides, eux, dépendent des revenus du foyer et des offres des obligés CEE, et ne peuvent pas être annoncés à l’avance sans simulation.
Dans ce cas précis, la classe F devient un atout administratif. Elle maintient l’accès au canal rénovation d’ampleur des CEE, refermé pour les logements classés A à D.
Ce qui n’a pas basculé, malgré les annonces de l’été
Tous les changements annoncés en juillet et août ne sont pas entrés en vigueur. Plusieurs mesures très commentées cet été n’entrent finalement pas en application, ayant été censurées, annulées ou repoussées.
Il faut donc se méfier des récapitulatifs publiés avant la fin août, qui intègrent des dispositions abandonnées. Une mesure présentée comme certaine en juillet a pu disparaître du texte final.
Deux sujets restent à confirmer à la date de publication de cet article. D’une part, un aménagement de calendrier qui aurait été accordé aux logements classés F et G, évoqué par la presse spécialisée fin août mais dont la portée exacte demande vérification auprès d’une ADIL.
D’autre part, le compte unique annoncé côté France Rénov’, destiné à regrouper les démarches, dont nous n’avons pas trouvé de confirmation officielle de mise en service généralisée. Tant que ce point n’est pas tranché, il faut continuer à utiliser les canaux existants.
Locataires, bailleurs et copropriétés : les points de vigilance
Pour un bailleur, la sortie de l’isolation du parcours par geste modifie la façon de séquencer les travaux entre deux locations. Un programme découpé en trois ou quatre petites opérations sur plusieurs années perd une partie de son intérêt financier.
Le DPE devient également un document à sécuriser avant toute demande, puisque la classe avant travaux conditionne l’accès au canal rénovation d’ampleur des CEE. Un diagnostic ancien mérite d’être refait avant de monter le dossier.
En copropriété, l’effet est décalé dans le temps. Les décisions se prennent en assemblée générale, et un vote d’automne porte souvent sur des devis établis avant la publication des textes de fin août, avec des plans de financement à réactualiser.
Un réflexe utile : demander à l’entreprise une réédition du devis mentionnant la date d’engagement retenue et le dispositif d’aide visé. C’est la pièce qui permet de trancher en cas de contestation ultérieure.
Votre calendrier d’ici au 31 décembre
La fin d’année concentre plusieurs échéances à tenir, entre fenêtre de bonification et saison de chauffe. Voici l’ordre logique des actions.
- Début octobre : vérifier la nature de votre contrat de gaz, indexé ou à prix fixe, et la date d’échéance de l’offre.
- Octobre : faire refaire un DPE si le vôtre date, notamment si votre logement est susceptible d’être classé E, F ou G.
- Octobre et novembre : demander des devis mentionnant la référence exacte de la pompe à chaleur et son agrément.
- Avant le 31 décembre : engager les opérations solaires ou de chauffe-eau thermodynamique visant les bonifications CEE, l’arrêté du 17 août bornant la période d’engagement à cette date.
- Tout l’hiver : surveiller les jours rouges Tempo si vous êtes concerné, la saison étant repartie à zéro le 1er septembre.
- En continu : vérifier sur VigiEau les restrictions d’eau applicables à votre commune avant tout chantier extérieur.
Un dernier conseil de méthode. Face à des règles qui bougent à quelques jours d’intervalle, mieux vaut demander à chaque professionnel de dater et de nommer les textes sur lesquels il fonde le montant d’aide annoncé.
Un devis qui promet un montant précis sans citer le dispositif ni la date d’engagement est un signal d’alerte. C’est aussi le meilleur filtre contre les démarchages opportunistes de rentrée.
Questions fréquentes
Le prix du gaz a-t-il vraiment augmenté deux mois de suite en 2026 ?
Oui. Le prix repère de vente de gaz publié par la Commission de régulation de l’énergie est passé de 172,05 €/MWh TTC au 1er septembre 2026 à 182,88 €/MWh TTC au 1er octobre, soit une hausse moyenne de 6,3 %, après une hausse de 5,6 % au 1er septembre. Ces variations ne concernent que les offres indexées sur ce prix repère, pas les contrats à prix fixe.
Quels travaux ne sont plus finançables en geste isolé par MaPrimeRénov’ ?
Le décret du 25 août 2026, publié au Journal officiel du 27 août, retire six familles de travaux du parcours par geste depuis le 1er septembre : le chauffage et l’eau chaude au bois ou à la biomasse, les pompes à chaleur dédiées à l’eau chaude sanitaire, les systèmes de ventilation, l’isolation, les équipements de chauffage et le solaire thermique. Une exception subsiste pour le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid majoritairement alimenté par des énergies renouvelables.
L’isolation des combles ou le changement de fenêtres n’est-il plus aidé du tout ?
Ces travaux sortent du parcours par geste de MaPrimeRénov’, mais ils restent finançables par d’autres canaux, en particulier les certificats d’économies d’énergie et l’éco-prêt à taux zéro. Ils restent aussi éligibles à l’intérieur d’un projet de rénovation d’ampleur, qui impose un bouquet de travaux et un gain de classes énergétiques.
Que change l’agrément obligatoire des pompes à chaleur ?
Depuis le 1er septembre 2026, les pompes à chaleur individuelles doivent figurer sur une liste de modèles agréés pour ouvrir droit aux bonifications des certificats d’économies d’énergie. Avant de signer un devis, il faut donc demander à l’installateur la référence exacte de la machine et la confirmation écrite qu’elle est agréée à la date de l’engagement des travaux.
Pourquoi les rénovations d’ampleur CEE sont-elles réservées aux logements E, F et G ?
L’arrêté du 17 août 2026, publié au Journal officiel du 23 août, recentre les fiches de rénovation d’ampleur sur les logements classés E, F ou G avant travaux, afin de concentrer les financements sur les logements les plus consommateurs. Pour les maisons individuelles, une décarbonation complète du chauffage et de l’eau chaude après travaux est en outre exigée.
Les restrictions d’eau sont-elles terminées fin septembre 2026 ?
Non. Au 15 septembre 2026, 93 départements de France métropolitaine restaient concernés par au moins un arrêté sécheresse, du simple niveau de vigilance aux restrictions d’usage, ainsi que la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion. Le site VigiEau permet de vérifier commune par commune les mesures en vigueur, qui évoluent chaque semaine.

Compte de la rédaction de La Maison des Énergies. Les articles relus et mis à jour par le rédacteur en chef, Julien Guiselin, sont signés de son nom.