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Gaz : +5,6 % en septembre, +6,3 % en octobre, ce que ça change sur votre facture d’hiver

15/09/2026

Lecture rapide

Rédigé par La rédaction

Réponse rapide : ce qu’il faut retenir

  • Au 1er septembre 2026, le prix repère de vente de gaz (PRVG) publié par la Commission de régulation de l’énergie a augmenté de 5,6 % TTC, à 172,05 €/MWh en moyenne, tous profils confondus.
  • En zone GRDF, le kWh du profil chauffage (classe B1) est passé d’environ 0,1256 € TTC en août à 0,13474 € TTC en septembre, soit 7,3 % de plus. L’abonnement, lui, n’a pas bougé.
  • La hausse ne s’arrête pas là : la CRE a publié mi-septembre le barème d’octobre, en hausse de 6,3 % TTC, à 182,88 €/MWh. Le kWh chauffage y passe à environ 0,1456 € TTC.
  • Sur nos simulations, un logement chauffé au gaz consommant 13 000 kWh par an paie environ 119 € de plus sur douze mois avec le barème de septembre, et près de 260 € de plus avec celui d’octobre, par rapport au barème d’août.
  • Les foyers en offre à prix fixe ne subissent pas ces révisions sur la part fourniture. Selon la CRE, environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz avaient souscrit une offre à prix fixe fin 2025.

La rentrée 2026 s’ouvre sur une mauvaise nouvelle pour les 10 millions de foyers raccordés au gaz naturel en France. Le prix repère de la CRE, qui sert de boussole au marché depuis la fin du tarif réglementé, a pris 5,6 % TTC au 1er septembre.

Et le mouvement se prolonge. Cinq jours avant la publication de cet article, la CRE a acté une nouvelle hausse de 6,3 % TTC au 1er octobre, portant le prix repère moyen à 182,88 €/MWh contre 172,05 €/MWh en septembre.

Autrement dit, la facture d’hiver se construit sous une double hausse, avant même que les premiers radiateurs ne tournent. Cet article détaille les chiffres publiés, le mécanisme qui les produit, et ce que cela donne concrètement sur une facture de 70, 100 ou 150 m2.

Ce que la CRE a acté au 1er septembre, et déjà pour octobre

Le prix repère de vente de gaz remplace le tarif réglementé de vente, supprimé le 30 juin 2023. Il n’est pas commercialisé en tant que tel : c’est un indice publié chaque mois par la CRE, sur lequel les fournisseurs calent une bonne partie de leurs offres.

Pour septembre 2026, ce prix repère s’établit à 122,16 €/MWh hors taxes, soit 172,05 €/MWh TTC en moyenne tous consommateurs confondus. La hausse par rapport à août est de 5,6 % TTC.

Cette moyenne masque des écarts importants selon le profil de consommation. En zone GRDF, qui couvre l’essentiel du territoire, deux grilles coexistent : la classe B0 pour la cuisson et l’eau chaude (moins de 6 000 kWh par an) et la classe B1 pour les logements chauffés au gaz.

Prix repère CRE en zone GRDF, prix moyens TTC, septembre et octobre 2026
Poste Août 2026 Septembre 2026 Octobre 2026
kWh chauffage (classe B1) environ 0,1256 € 0,13474 € environ 0,1456 €
Variation du kWh B1 sur un mois référence +7,3 % +8,0 %
kWh cuisson et eau chaude (classe B0) environ 0,1575 € 0,16757 € environ 0,1783 €
Abonnement annuel B1 360,79 € 360,79 € 360,79 €
Abonnement annuel B0 152,46 € 152,46 € 152,46 €
Prix repère moyen tous profils environ 163 €/MWh 172,05 €/MWh 182,88 €/MWh

Deux points méritent d’être soulignés. D’abord, l’abonnement est resté stable sur les trois mois : toute la hausse se joue sur le prix du kilowattheure, donc sur le volume consommé.

Ensuite, la hausse en pourcentage n’est pas la même selon le profil. En octobre, le kWh chauffage prend environ 8 %, le kWh cuisson et eau chaude environ 6,4 %, alors que la moyenne affichée par la CRE est de 6,3 %.

C’est logique : plus la part fourniture pèse lourd dans la facture, plus une secousse du marché de gros se voit. Un foyer qui chauffe au gaz a une facture très majoritairement variable, donc très exposée.

Pourquoi seule une part de la facture bouge

La CRE rappelle que le prix repère se compose de trois grandes parts : l’approvisionnement, les coûts d’acheminement et de stockage, et les coûts associés à l’activité de fourniture, auxquels s’ajoutent les taxes.

Au 1er octobre, seule la part approvisionnement évolue. Les tarifs de réseau et les taxes restent identiques, ce qui explique qu’une secousse de plusieurs dizaines de pourcents sur le marché de gros ne se traduise pas mécaniquement par le même chiffre sur la facture.

Le calcul de cette part approvisionnement est public. Il repose à 80 % sur l’indice MA2, la moyenne des cotations du contrat mensuel à venir sur la plateforme EEX, et à 20 % sur l’indice QA, la moyenne des cotations du contrat trimestriel à venir.

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Concrètement, le barème d’octobre 2026 est assis sur les cotations relevées entre le 1er et le 31 août 2026. Celui de septembre reflétait donc les prix de gros du mois de juillet.

Cette mécanique a une conséquence pratique pour le consommateur : le prix repère a environ un mois et demi à deux mois de retard sur le marché. Ce qui s’est passé sur les places d’échange en septembre se retrouvera dans le barème de novembre, pas dans celui que vous payez aujourd’hui.

Couple examinant ses documents de facturation d'énergie à la table de la cuisine

Combien ça coûte vraiment : simulations à 70, 100 et 150 m2

Passons aux chiffres qui comptent, ceux de la facture annuelle. Les simulations ci-dessous appliquent le barème du prix repère en zone GRDF, abonnement annuel B1 inclus, à des consommations représentatives.

Les hypothèses de consommation retenues sont indicatives : 9 000 kWh par an pour un appartement de 70 m2 chauffé au gaz, 13 000 kWh pour une maison de 100 m2 correctement isolée, 18 000 kWh pour une maison de 150 m2 des années 1980 sans rénovation lourde.

Un point de méthode, important pour ne pas se tromper : il s’agit de coûts annualisés à barème constant. Comme le barème change chaque mois, aucun foyer ne paiera exactement ces montants. Ils servent à mesurer l’ampleur de la marche.

Coût annuel au prix repère, abonnement B1 inclus, selon le barème appliqué
Profil Consommation Barème août Barème septembre Barème octobre Écart octobre / août
Appartement 70 m2 9 000 kWh 1 491 € 1 573 € 1 671 € +180 €
Maison 100 m2 13 000 kWh 1 994 € 2 112 € 2 253 € +260 €
Maison 150 m2 18 000 kWh 2 622 € 2 786 € 2 981 € +359 €
Cuisson et eau chaude (B0) 3 000 kWh 625 € 655 € 687 € +62 €
Cuisson seule (B0) 500 kWh 231 € 236 € 242 € +11 €

La lecture est nette. Un foyer chauffé au gaz encaisse entre 180 et 360 € de hausse annualisée en deux barèmes, alors qu’un foyer qui n’utilise le gaz que pour la cuisson reste sous les 15 €.

Ces ordres de grandeur recoupent ceux publiés par les acteurs du secteur. Selectra chiffre l’impact du seul barème d’octobre à environ 121 € par an pour un foyer consommant 11 200 kWh, et Hello Watt évoque jusqu’à 108 € de plus par an, avec 6 € seulement pour un usage cuisson à 500 kWh.

Sur la base de référence de 13 450 kWh par an souvent utilisée par les comparateurs, la facture annuelle au prix repère de septembre ressort autour de 2 173 €, et le passage au barème d’octobre ajoute environ 146 €.

Traduit en mensualité, c’est l’élément qui fera réagir : pour la maison de 100 m2, on passe d’environ 166 € par mois à barème d’août à 188 € par mois à barème d’octobre. Un écart de 22 € par mois qui tombera dans les prélèvements de l’automne pour les contrats indexés.

Attention à un effet de calendrier souvent mal compris. Votre mensualité n’est pas recalculée en temps réel : elle a été fixée sur une estimation annuelle, et c’est la régularisation, souvent au printemps, qui solde l’écart.

Un foyer en offre indexée dont l’échéancier a été calé au printemps 2026, quand les barèmes étaient plus bas, accumule donc une dette silencieuse. Vérifier son échéancier maintenant évite une régularisation à trois chiffres en 2027.

Prix fixe ou prix indexé : qui encaisse la hausse

C’est la question centrale de cette rentrée. Une offre indexée sur le prix repère répercute chaque révision mensuelle sur votre facture, ce qui devient coûteux quand les hausses sont fortes et répétées, comme en septembre puis en octobre.

Une offre à prix fixe bloque au contraire le prix du kWh hors taxes de la part fourniture sur la durée du contrat, en général un, deux ou trois ans. Selon la CRE, environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz étaient sur ce type d’offre fin 2025.

Ces foyers ne sont pas concernés par les hausses du 1er septembre et du 1er octobre sur la fourniture. En revanche, aucun prix fixe ne protège des évolutions d’acheminement et de taxes, qui s’appliquent à tous les contrats.

Exposition à la hausse selon le type de contrat
Type d’offre Part fourniture Acheminement et taxes Effet des barèmes septembre et octobre
Indexée sur le prix repère Révisée chaque mois Répercutée Hausse immédiate, mois par mois
Prix fixe souscrit avant l’été Bloquée Répercutée Aucun effet sur la fourniture
Prix fixe souscrit maintenant Bloquée au niveau actuel du marché Répercutée Bloque un prix déjà élevé
Indexée avec remise en pourcentage Suit le repère, remise constante Répercutée Hausse atténuée, mais bien présente

Le piège du moment, c’est de croire que le prix fixe est toujours la bonne réponse. Signer un prix fixe aujourd’hui revient à verrouiller un tarif calé sur un marché déjà tendu, ce qui n’a rien à voir avec un prix fixe signé au printemps.

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Deux éléments de comparaison sont utiles avant de signer. D’une part, les offres les moins chères du marché se situent actuellement quelques points sous le prix repère, autour de 8 % selon les comparateurs.

D’autre part, l’abonnement se négocie aussi. Le repère B1 de septembre est à 360,79 € par an, quand certaines offres d’un grand fournisseur descendent autour de 295 € par an, soit environ 65 € d’écart avant même de parler du kWh.

Autre point technique à vérifier dans les conditions générales : la façon dont l’offre indexée est formulée. Une remise en pourcentage sur le kWh du repère suit les hausses, une remise en euros par MWh les suit aussi mais son poids relatif s’écrase quand le prix monte.

Si vous devez arbitrer entre plusieurs contrats, notre guide sur les questions à se poser avant de choisir son contrat de gaz détaille les clauses qui pèsent réellement sur la facture.

Pourquoi les prix de gros s’emballent

La cause immédiate est géopolitique. Le conflit au Moyen-Orient et les tensions autour du détroit d’Ormuz, passage clé du transport de gaz naturel liquéfié, maintiennent une pression continue sur les cotations européennes depuis le début de l’année.

L’indice TTF néerlandais, référence du gaz en Europe, est ainsi passé d’environ 31,96 €/MWh avant le déclenchement des hostilités à des niveaux voisins de 61,70 €/MWh à la mi-août, soit un quasi-doublement.

S’ajoute un facteur plus structurel : le remplissage des stockages. Le taux de remplissage européen était donné autour de 59 % à la mi-août 2026, contre 75,6 % en moyenne à la même période les années précédentes.

Or l’Europe entre dans l’hiver avec ces stocks comme assurance. Un déficit de remplissage se paie deux fois : une première fois à l’achat, quand les fournisseurs remplissent plus cher que prévu, une seconde fois en cas de vague de froid prolongée.

Sur le marché français, les cotations de début septembre restaient élevées. Au 4 septembre 2026, un opérateur relevait le PEG à 71,28 €/MWh pour une livraison en octobre, 70,66 €/MWh pour le quatrième trimestre, et 52,23 €/MWh pour l’année 2027.

Ce dernier chiffre est intéressant : le marché anticipe une détente en 2027, mais pas avant. Cela plaide pour des barèmes encore orientés à la hausse ou au mieux stables cet hiver, sans que personne ne puisse le garantir.

Il faut donc prendre les projections au-delà d’octobre pour ce qu’elles sont : des estimations. La CRE ne publie son barème qu’un mois à l’avance, tout le reste relève de la modélisation à partir des cotations disponibles.

Ce que vous pouvez faire avant les grands froids

Face à une hausse de prix, trois leviers seulement existent : payer moins cher le kWh, en consommer moins, ou changer d’énergie. Les trois se travaillent, mais pas sur le même calendrier.

Le premier levier est immédiat. Comparer son contrat prend une demi-heure, le changement de fournisseur de gaz est gratuit, sans coupure, et sans frais de résiliation pour un particulier.

Le deuxième levier est celui du réglage, et il est très rentable en gaz. Voici les actions dont l’effet est le plus documenté sur une installation existante.

  • Baisser la température de départ d’eau de la chaudière, surtout si les radiateurs sont surdimensionnés. Chaque degré de moins sur le circuit améliore le rendement d’une chaudière à condensation.
  • Vérifier que la chaudière condense réellement, ce qui suppose un retour d’eau sous 55 °C environ. Beaucoup d’installations récentes tournent en mode non condensant sans que l’occupant le sache.
  • Purger et équilibrer les radiateurs avant la saison de chauffe, pour éviter de compenser un radiateur froid par une consigne générale plus haute.
  • Programmer un abaissement nocturne de 2 à 3 °C plutôt que de couper le chauffage, qui obligerait à une relance coûteuse le matin.
  • Régler la température de l’eau chaude sanitaire autour de 55 à 60 °C, suffisant pour l’usage et pour limiter le risque sanitaire.
  • Faire l’entretien annuel, obligatoire, et en profiter pour demander un relevé de combustion et un contrôle du réglage de la courbe de chauffe.

Sur la maison de 100 m2 simulée plus haut, 10 % de consommation en moins représentent environ 190 € par an au barème d’octobre. C’est plus que ce que rapporte souvent un changement de fournisseur.

Le troisième levier est le plus lourd, et il ne s’improvise pas en pleine saison de chauffe. Si votre chaudière approche des 15 ans, la question du remplacement se pose maintenant, dans le cadre d’un projet réfléchi et non d’une panne en février.

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Les faux bons calculs à éviter

Première erreur courante, comparer un prix du kWh sans l’abonnement. Sur un profil B1, l’abonnement représente environ 360 € par an, soit 16 % d’une facture de 2 250 €. Une offre au kWh attractif avec un abonnement élevé peut coûter plus cher.

Deuxième erreur, se fier à la moyenne annoncée dans les médias. Le +5,6 % de septembre et le +6,3 % d’octobre sont des moyennes tous profils. Un foyer chauffé au gaz a subi 7,3 % puis 8 % sur son kWh.

Troisième erreur, signer un prix fixe long sans regarder la trajectoire du marché. Bloquer trois ans à un tarif calé sur un pic de cotations peut se révéler perdant si la détente anticipée pour 2027 se matérialise.

Quatrième erreur, confondre prix repère et plafond légal. Le prix repère n’est qu’un indicateur de référence, les fournisseurs restent libres de proposer des tarifs au-dessus comme en dessous.

Cinquième erreur, ignorer la zone tarifaire. Le barème détaillé cité ici est celui de la zone GRDF. Dans les territoires desservis par une entreprise locale de distribution, le prix repère est différent, et il faut se référer à la grille publiée pour cette zone.

Copropriétés, chauffage collectif et ELD : les cas particuliers

Un occupant d’immeuble au chauffage collectif gaz ne voit pas le barème résidentiel. La copropriété achète en général au tarif professionnel, avec un contrat négocié pour un ou plusieurs exercices.

L’effet de la hausse arrive alors plus tard, au moment du renouvellement du contrat de fourniture ou de la régularisation annuelle des charges. Cela ne le rend pas indolore, seulement décalé.

Dans ce cas, le seul levier individuel réside dans la répartition des charges. Si l’immeuble est équipé de répartiteurs ou de compteurs individuels d’énergie thermique, baisser sa consigne pèse directement sur sa quote-part.

Pour les locataires en chauffage individuel gaz, la logique est celle du contrat individuel : le choix du fournisseur appartient au locataire, tandis que le propriétaire garde la main sur l’équipement et l’isolation.

Reste le cas des zones desservies par une entreprise locale de distribution. Le mécanisme du prix repère existe aussi, mais avec des valeurs propres à chaque zone, ce qui rend les comparaisons avec les chiffres nationaux hasardeuses.

Faut-il attendre, ou agir maintenant

La séquence de l’automne 2026 a une caractéristique inhabituelle : deux hausses consécutives connues, et une visibilité nulle au-delà d’octobre. La CRE publiant vers le 10 de chaque mois, le barème de novembre sera connu autour du 10 octobre.

Pour un foyer en offre indexée, attendre ne fait que reporter la décision de quelques semaines, pendant lesquelles la consommation de chauffage démarre. Comparer maintenant, avec une clause de sortie sans frais, coûte moins que d’attendre janvier.

Pour un foyer déjà en prix fixe signé avant l’été, la bonne question est celle de l’échéance du contrat. Repérer sa date de fin permet d’anticiper la renégociation au lieu de basculer automatiquement sur une offre indexée au pire moment.

Dernier repère utile pour arbitrer : le poste chauffage représente l’essentiel de la facture gaz d’un logement chauffé. Toute action sur l’enveloppe du bâti ou sur le réglage de la chaudière garde son effet, quel que soit le barème du mois.

Questions fréquentes

Le prix du gaz va-t-il encore augmenter après octobre 2026 ?

Personne ne peut l’affirmer, car la CRE ne publie son barème qu’un mois à l’avance. Les estimations de comparateurs, construites sur la formule de la CRE et les cotations connues, pointent une poursuite de la hausse en novembre et un point haut possible en janvier, mais ce ne sont que des projections.

Pourquoi ma facture augmente-t-elle plus que les 5,6 % annoncés ?

Parce que le 5,6 % est une moyenne tous profils confondus. Sur la grille GRDF, le kWh du profil chauffage a pris environ 7,3 % en septembre, puis environ 8 % en octobre. Un foyer dont la facture est majoritairement variable ressent donc davantage la hausse qu’un petit consommateur.

Mon offre à prix fixe me protège-t-elle complètement ?

Elle bloque le prix hors taxes de la part fourniture pour la durée prévue au contrat, donc les hausses de septembre et d’octobre ne s’y appliquent pas. En revanche, elle ne protège ni des évolutions des tarifs d’acheminement ni des taxes, qui s’appliquent à tous les contrats.

Dois-je changer de fournisseur maintenant ?

Le changement est gratuit, sans coupure et sans frais de résiliation pour un particulier, donc l’opération est peu risquée. Avant de signer, comparez le prix du kWh et le montant de l’abonnement, car les écarts d’abonnement à eux seuls peuvent atteindre plusieurs dizaines d’euros par an.

Combien coûte une maison de 150 m2 chauffée au gaz cet hiver ?

Avec une hypothèse de 18 000 kWh par an et le barème d’octobre en zone GRDF, le coût annualisé au prix repère ressort autour de 2 981 €, abonnement B1 compris, contre environ 2 622 € au barème d’août. L’écart réel dépendra de la rigueur de l’hiver et de la performance de l’installation.

Le prix repère est-il un plafond que les fournisseurs doivent respecter ?

Non. C’est un indicateur de référence publié par la CRE, pas un tarif réglementé ni un plafond légal. Les fournisseurs fixent librement leurs prix, au-dessus comme en dessous, et plusieurs offres du marché se situent actuellement sous le repère.