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Linky + IA : ces applis qui détectent vos appareils énergivores

08/08/2026

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Rédigé par Gael

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  • Des applications analysent la courbe de charge de votre compteur Linky avec de l’intelligence artificielle pour identifier, appareil par appareil, ce qui consomme chez vous : c’est la « désagrégation » ou NILM.
  • Chaque équipement possède une signature électrique reconnaissable : pic de démarrage du réfrigérateur, cycles du chauffe-eau, plateau du chauffage électrique.
  • Les découvertes classiques : un chauffe-eau entartré qui surconsomme de 10 à 20 %, un vieux congélateur à 400-600 kWh/an, des veilles cumulées à 300-500 kWh/an (100 à 150 € !), un chauffage électrique qui pèse 60 à 70 % de la facture.
  • Sans capteur additionnel, la détection reste approximative : la courbe de charge Linky est au mieux à la demi-heure, et son partage exige votre consentement explicite (RGPD).
  • Bien utilisé, ce diagnostic permet couramment de gagner 10 à 25 % sur la facture d’un foyer tout-électrique, sans travaux lourds.

Votre facture d’électricité grimpe, mais impossible de savoir pourquoi. Le chauffage ? Le vieux congélateur du garage ? Les consoles en veille ? Jusqu’à récemment, il fallait un wattmètre et beaucoup de patience pour répondre à cette question. En 2026, une nouvelle génération d’applications fait le travail à votre place : elles récupèrent les données de votre compteur Linky, les passent à la moulinette d’une intelligence artificielle et vous rendent un verdict appareil par appareil. Cette technologie méconnue, la désagrégation de courbe de charge (ou NILM), transforme un compteur souvent regardé avec méfiance en véritable outil d’économies. Explications, chiffres à l’appui.

Le NILM, ou comment l’IA « écoute » votre installation électrique

Chaque appareil a une signature électrique unique

NILM signifie Non-Intrusive Load Monitoring, littéralement « suivi non intrusif des charges ». « Non intrusif », car il n’est pas nécessaire d’installer une prise mesureuse derrière chaque appareil : tout se déduit d’un seul point de mesure, le compteur général. L’idée remonte aux travaux du MIT dans les années 1980, mais elle ne devient exploitable qu’avec les compteurs communicants (le Linky équipe plus de 95 % des foyers français) et les algorithmes d’apprentissage automatique.

Le principe est étonnamment intuitif. Chaque appareil électrique consomme d’une manière qui lui est propre, un peu comme une empreinte digitale :

  • Le réfrigérateur : un petit appel de puissance au démarrage du compresseur (150 à 300 W), puis des cycles réguliers de 10 à 20 minutes, toutes les heures, jour et nuit.
  • Le chauffe-eau électrique : un bloc massif de 1 800 à 3 000 W qui s’enclenche d’un coup, souvent en heures creuses, et tourne une à quatre heures d’affilée.
  • Le lave-linge : un profil en dents de scie caractéristique, avec un gros pic pendant la chauffe de l’eau (2 000 W) puis des oscillations pendant l’essorage.
  • Le four : des créneaux de 2 000 à 3 000 W qui alternent chauffe et pause pour maintenir la température.
  • Les radiateurs électriques : des plateaux longs et puissants, fortement corrélés à la température extérieure.

L’IA ne « voit » qu’une seule courbe : la puissance totale appelée par le logement au fil du temps. Son travail consiste à décomposer cette courbe agrégée en signatures individuelles, comme une oreille musicale distingue le violon, le piano et la batterie dans un morceau. Les modèles utilisés — réseaux de neurones, modèles de Markov cachés — sont entraînés sur des milliers de foyers instrumentés où chaque appareil était mesuré individuellement : ils savent ensuite reconnaître un chauffe-eau ou un climatiseur qu’ils n’ont jamais « rencontré ».

Ce que le Linky transmet vraiment (et à quelle fréquence)

C’est ici que beaucoup d’idées reçues circulent. Par défaut, le Linky transmet à Enedis un télérelevé quotidien : votre index de consommation, une fois par jour. C’est suffisant pour facturer, pas pour détecter des appareils.

Mais le compteur sait faire beaucoup mieux : il peut enregistrer la courbe de charge, c’est-à-dire la puissance moyenne consommée sur chaque pas de 30 minutes (voire 10 minutes selon le paramétrage). Cette collecte fine n’est pas activée par défaut : elle exige votre consentement explicite, que vous donnez soit dans votre espace Enedis, soit directement dans l’application tierce qui vous demande l’autorisation d’accéder à vos données. Ce point est encadré par la CNIL et le RGPD, on y revient plus bas.

Avec une courbe à la demi-heure, l’IA peut déjà repérer les gros consommateurs : le bloc du chauffe-eau nocturne, la montée du chauffage le matin, le talon de consommation permanent qui trahit les veilles. En revanche, distinguer une bouilloire d’un grille-pain à cette résolution relève de la divination.

Le capteur temps réel, l’option pour la détection fine

C’est pourquoi plusieurs services proposent un petit capteur à clipser sur le compteur Linky, généralement sur la sortie TIC (télé-information client), une prise de données présente sur tous les Linky. Ce module lit la consommation en quasi temps réel — toutes les une à deux secondes — et l’envoie à l’application en Wi-Fi.

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La différence est spectaculaire : à la seconde près, l’IA capte les transitoires de démarrage, la forme exacte des pics, les micro-cycles. Elle peut alors distinguer le four du plateau de radiateurs, repérer le sèche-linge, isoler la plaque à induction. Les meilleurs systèmes revendiquent l’identification automatique d’une dizaine de catégories d’appareils avec une fiabilité correcte, et certains envoient même une notification quand un appareil se met à dériver — un congélateur dont les cycles s’allongent anormalement, par exemple, signe classique de joint fatigué ou de givre excessif.

Quelles applications utiliser en 2026 ?

Le marché s’est structuré autour de deux familles.

Les applis des fournisseurs d’énergie

La plupart des grands fournisseurs (EDF, Engie, TotalEnergies, ainsi que les alternatifs orientés « verts ») intègrent désormais une brique de désagrégation dans leur application client. Le fonctionnement type : vous cochez une case de consentement Linky, vous répondez à quelques questions sur votre logement (surface, chauffage, eau chaude, nombre d’occupants), et sous une à quatre semaines l’application affiche une répartition estimée de votre consommation par usage : chauffage, eau chaude, froid, cuisson, multimédia, veilles. Ces estimations reposent sur la courbe de charge à la demi-heure croisée avec des modèles statistiques : c’est gratuit, sans matériel, mais il faut le voir comme une estimation éclairée plus que comme une mesure.

Les solutions indépendantes, avec ou sans capteur

À côté, des acteurs spécialisés se sont fait une place, dont plusieurs pépites françaises. Certains fonctionnent uniquement à partir des données Enedis (avec votre consentement), d’autres vendent le fameux capteur TIC entre 30 et 100 € environ, parfois avec un abonnement. L’avantage des indépendants : ils ne vendent pas d’électricité, leur modèle économique repose sur la qualité du diagnostic — et souvent sur des recommandations d’effacement ou de pilotage. Les plus aboutis vont jusqu’au pilotage automatique du chauffe-eau ou de la recharge du véhicule électrique sur les heures les moins chères ou les plus bas-carbone.

Quel que soit votre choix, le critère décisif est le même : sans capteur, attendez-vous à une répartition par grands postes ; avec capteur, à une détection appareil par appareil. Pour explorer ce que l’intelligence artificielle change concrètement dans la maison, notre rubrique dédiée à l’IA et l’énergie recense les usages qui tiennent réellement leurs promesses.

Cuisine moderne avec réfrigérateur et lave-linge, symbolisant le suivi de la consommation des appareils électroménagers

Ce que le diagnostic révèle (presque) à tous les coups

Les retours des utilisateurs et des fournisseurs de ces services convergent : quatre découvertes reviennent sans cesse.

1. Le chauffe-eau entartré, champion de la surconsommation discrète

Le tartre est un isolant thermique redoutable : quelques millimètres sur la résistance et le ballon met plus de temps à chauffer la même quantité d’eau. Résultat : une surconsommation de 10 à 20 %, invisible au quotidien mais parfaitement lisible dans la courbe de charge — les cycles de chauffe s’allongent d’année en année. Sur un ballon qui consomme 2 000 kWh/an, cela représente 200 à 400 kWh gaspillés, soit 50 à 100 € par an. Un détartrage (100 à 200 € par un professionnel, ou inclus dans un contrat d’entretien) se rembourse en deux à trois ans.

2. Le vieux congélateur du garage : 400 à 600 kWh/an à lui seul

Un congélateur des années 2000, placé dans un garage mal isolé (donc chaud l’été), peut engloutir 400 à 600 kWh par an, contre 150 à 200 kWh pour un modèle récent classé A ou B. L’IA le repère à ses cycles de compresseur trop fréquents et trop longs. À 0,25 €/kWh, l’écart représente 60 à 100 € par an : le remplacement d’un appareil vraiment ancien s’amortit souvent en quatre à six ans, sans compter le risque de panne et de perte du contenu.

3. Les veilles cumulées : 300 à 500 kWh/an, soit 100 à 150 €

Box internet, décodeur TV, consoles, imprimante, machine à café, chargeurs, assistants vocaux, VMC bloquée en grande vitesse… Individuellement, chaque veille semble anodine (2 à 15 W). Cumulées 24 h/24, elles forment le « talon » de consommation du logement, cette puissance plancher que l’IA lit directement dans la courbe de nuit. L’ADEME estime les veilles d’un foyer moyen entre 300 et 500 kWh/an, soit environ 100 à 150 €. Une multiprise à interrupteur sur le coin TV et le coin bureau en élimine une bonne part pour moins de 20 € d’investissement.

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4. Le chauffage électrique : 60 à 70 % de la facture

Rien de surprenant, mais le voir chiffré change tout. Dans un logement tout-électrique, le chauffage représente 60 à 70 % de la consommation annuelle. La désagrégation révèle surtout les anomalies : une pièce qui chauffe la nuit inutilement, un convecteur du couloir qui tourne en continu, un thermostat déréglé de 2 °C (chaque degré en trop coûte environ 7 % de la consommation de chauffage). C’est le poste où les gains sont les plus massifs — et où les solutions vont du simple réglage jusqu’au changement de système de chauffage. Sur ce dernier point, notre dossier complet sur la pompe à chaleur détaille comment diviser par deux à trois la facture de chauffage par rapport à des convecteurs.

Tableau récapitulatif : les suspects habituels

Appareil Conso typique Signe qui doit alerter Action
Chauffage électrique (convecteurs) 60-70 % de la facture d’un logement tout-électrique Plateaux de puissance longs même en mi-saison, chauffe nocturne de pièces inoccupées Programmation par pièce, baisse de 1-2 °C, isolation, passage à la pompe à chaleur
Chauffe-eau électrique 1 500-2 500 kWh/an Cycles de chauffe qui s’allongent d’année en année (+10-20 %) Détartrage, réglage à 55 °C, calage strict sur les heures creuses
Vieux congélateur / réfrigérateur 400-600 kWh/an (modèle ancien) Cycles de compresseur trop fréquents ou quasi continus, dérive estivale Dégivrage, contrôle des joints, remplacement par un modèle classe A-B
Veilles cumulées 300-500 kWh/an (≈ 100-150 €) Talon de nuit supérieur à 50-80 W alors que « tout est éteint » Multiprises à interrupteur, paramétrage éco de la box et des consoles
Sèche-linge ancien 350-500 kWh/an Pics de 2 500-3 000 W répétés plusieurs fois par semaine Séchage à l’air libre quand c’est possible, modèle à pompe à chaleur
Piscine / pompe de filtration 500-1 500 kWh/an Consommation constante de 500-1 000 W sur de longues plages Réduire le temps de filtration hors saison, horloge de programmation

Exemple chiffré : un foyer de 4 personnes, tout-électrique, 12 000 kWh/an

Prenons un cas très courant : une maison des années 1990 de 110 m², chauffage par convecteurs, ballon d’eau chaude de 200 litres, deux adultes et deux enfants, 12 000 kWh par an, soit une facture d’environ 3 000 € au tarif moyen de 0,25 €/kWh (abonnement inclus, ordre de grandeur 2026).

Après quatre semaines d’analyse, l’application restitue la répartition suivante :

  • Chauffage : 7 800 kWh (65 %) — avec une anomalie détectée : le convecteur du bureau tourne toutes les nuits.
  • Eau chaude : 2 100 kWh (17,5 %) — cycles anormalement longs, ballon jamais détartré en 9 ans.
  • Froid (réfrigérateur + congélateur du garage) : 750 kWh (6 %) — dont 520 kWh pour le seul congélateur de 2007.
  • Veilles et talon permanent : 420 kWh (3,5 %) — box, décodeur, deux consoles, imprimante.
  • Cuisson, lavage, multimédia actif : 930 kWh (8 %) — rien d’anormal.

Le plan d’action associé, et son impact estimé :

  • Programmation du chauffage pièce par pièce et correction du convecteur fantôme : -900 kWh, soit -225 €/an (coût : 0 à 150 € de programmateurs).
  • Détartrage du ballon + réglage à 55 °C : -300 kWh, soit -75 €/an (coût : ~150 €).
  • Remplacement du congélateur : -350 kWh, soit -88 €/an (coût : ~350 €).
  • Deux multiprises à interrupteur + paramétrage éco de la box : -250 kWh, soit -63 €/an (coût : ~25 €).

Total : environ 1 800 kWh et 450 € économisés chaque année, soit 15 % de la facture, pour moins de 700 € d’investissement amorti en un an et demi. Et c’est sans toucher au gros levier : le remplacement des convecteurs par une pompe à chaleur air-air ou air-eau ferait passer le poste chauffage de 7 800 à 2 600-3 900 kWh. Un projet plus lourd, mais largement subventionné : consultez notre guide des aides et primes énergie (MaPrimeRénov’, CEE, aides locales) avant de demander des devis.

Le plan d’action type après un diagnostic NILM

Quel que soit votre profil, la méthode gagnante suit toujours le même ordre — du gratuit vers l’investissement :

  • Semaine 1 — traquer le talon. Regardez votre consommation entre 2 h et 5 h du matin, hors chauffe-eau. Au-delà de 50-80 W en continu, il y a des veilles à éliminer. Coût : quasi nul, gain immédiat.
  • Semaine 2 — régler les usages. Chauffe-eau calé sur les heures creuses et à 55 °C, chauffage programmé avec réduit de nuit à 16-17 °C, lave-linge et lave-vaisselle décalés en heures creuses.
  • Mois 1 — entretenir. Détartrage du ballon si les cycles s’allongent, dégivrage du congélateur, dépoussiérage des grilles du réfrigérateur, vérification de la VMC.
  • Mois 2-3 — remplacer les épaves énergétiques. L’application vous montre lesquels de vos appareils sortent des clous : commencez par celui dont le surcoût annuel est le plus élevé.
  • Année 1 — s’attaquer au chauffage. C’est 60-70 % de la facture : isolation des combles, régulation intelligente, et étude d’un passage à la pompe à chaleur si vous êtes en convecteurs.
  • En continu — laisser l’IA veiller. Les alertes de dérive (congélateur, ballon, infiltration de consommation inconnue) sont l’un des vrais apports de ces applis : elles détectent les problèmes des mois avant que vous ne les voyiez sur la facture.
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Les limites à connaître avant de foncer

Une détection approximative sans capteur

Soyons honnêtes : à partir de la seule courbe de charge à la demi-heure, la désagrégation reste une estimation statistique. Les gros postes (chauffage, eau chaude, talon) sont fiables ; la répartition fine entre cuisson, lavage et multimédia relève en partie du modèle théorique ajusté à votre profil déclaré. Deux applications différentes peuvent donner des répartitions sensiblement différentes pour le même logement. Le capteur temps réel change la donne, mais même lui peine sur les petits appareils électroniques (quelques dizaines de watts) et sur les logements où de nombreux équipements similaires cohabitent. Prenez les chiffres comme des ordres de grandeur orientés action, pas comme une mesure certifiée.

Vie privée : la courbe de charge en dit long sur vous

Une courbe de charge fine révèle vos horaires de lever, vos absences, vos week-ends, le nombre probable d’occupants. C’est précisément pourquoi la CNIL encadre strictement sa collecte : Enedis ne transmet la courbe de charge à un tiers qu’avec votre consentement explicite, révocable à tout moment, et le pas de 30 minutes n’est stocké qu’avec votre accord. Avant d’autoriser une application, trois réflexes RGPD :

  • Vérifier qui est le destinataire des données et où elles sont hébergées (une entreprise établie dans l’UE simplifie les choses).
  • Lire ce que le service fait des données : diagnostic uniquement, ou revente d’analyses agrégées à des tiers ? La finalité doit être explicite.
  • Savoir comment révoquer le consentement et demander l’effacement — c’est un droit, et cela se fait aussi depuis votre espace Enedis, qui liste tous les tiers autorisés.

Rappelons ce que le Linky ne fait pas : il ne transmet pas le détail de vos appareils à Enedis — c’est l’application, avec votre accord, qui reconstitue cette information par calcul.

Le diagnostic ne fait pas les économies à votre place

Dernière limite, la plus humaine : une application peut identifier le problème, pas débrancher la console ni détartrer le ballon. Les études sur le retour d’expérience des compteurs communicants le montrent : l’information seule fait gagner 2 à 5 % ; c’est l’action qui suit — réglages, entretien, remplacements, pilotage — qui porte les gains à 10-25 %. L’IA vous donne la carte ; le chemin reste à parcourir.

FAQ

Faut-il un boîtier supplémentaire pour détecter ses appareils avec Linky ?

Pas obligatoirement. Sans matériel, les applications exploitent la courbe de charge Linky à la demi-heure (avec votre consentement) et estiment la répartition par grands postes : chauffage, eau chaude, froid, veilles. Pour une détection réellement appareil par appareil, un capteur temps réel branché sur la sortie TIC du compteur (30 à 100 € environ) est nécessaire : il mesure la consommation chaque seconde et permet à l’IA de reconnaître les signatures fines.

Le Linky espionne-t-il mes appareils sans mon accord ?

Non. Par défaut, le compteur ne transmet qu’un index quotidien, qui ne permet d’identifier aucun appareil. La collecte de la courbe de charge à la demi-heure et son partage avec une application exigent votre consentement explicite, encadré par la CNIL et le RGPD, et révocable à tout moment depuis votre espace Enedis. C’est l’application tierce, jamais Enedis, qui réalise la désagrégation par IA — et uniquement si vous l’avez autorisée.

Combien peut-on vraiment économiser avec ces applications ?

Les gains typiques se situent entre 10 et 25 % pour un foyer tout-électrique qui applique les recommandations. Dans notre exemple d’un foyer de 4 personnes consommant 12 000 kWh/an, le plan d’action (programmation du chauffage, détartrage du ballon, remplacement d’un vieux congélateur, suppression des veilles) économise environ 1 800 kWh et 450 € par an pour moins de 700 € investis. Les veilles seules représentent souvent 100 à 150 € par an.

Quels sont les appareils les plus souvent pris en flagrant délit ?

Quatre coupables reviennent systématiquement : le chauffage électrique, qui pèse 60 à 70 % de la facture d’un logement tout-électrique ; le chauffe-eau entartré, qui surconsomme de 10 à 20 % ; le vieux congélateur, souvent entre 400 et 600 kWh/an contre 150-200 pour un modèle récent ; et les veilles cumulées, dont le total atteint 300 à 500 kWh/an. La bonne nouvelle : trois de ces quatre postes se corrigent pour moins de 400 €.