Les étourneaux partent principalement entre septembre et novembre, avec un pic migratoire entre mi-octobre et mi-novembre. Selon les données de migration, les populations nordiques s’envolent dès septembre tandis que les populations françaises quittent massivement en novembre. Observez les rassemblements en dortoir et la raréfaction des insectes pour anticiper le départ dans votre région.
Les étourneaux ne disparaissent pas du jour au lendemain. Leur départ s’organise sur des semaines, selon des signaux précis que vous pouvez apprendre à lire. Comprendre quand partent les étourneaux — et pourquoi — transforme un phénomène parfois perçu comme une nuisance en l’un des spectacles naturels les plus fascinants d’Europe. Ce guide vous donne le calendrier complet, les signes à surveiller et les clés pour observer ce phénomène intelligemment.
Quand partent les étourneaux : le calendrier de migration en un coup d’œil
Les étourneaux entament leur migration automnale entre septembre et novembre, avec un pic entre mi-octobre et mi-novembre. Le retour printanier s’effectue de février à avril. L’étourneau est un migrateur partiel — toutes les populations ne migrent pas systématiquement selon leur origine géographique, ce qui rend le phénomène plus complexe qu’il n’y paraît.
Les étourneaux que vous observez en hiver en France ne sont pas forcément ceux qui nichaient dans votre jardin au printemps. La majorité des individus hivernants proviennent d’Europe du Nord et de l’Est, et pour mieux comprendre ce phénomène fascinant, consultez notre analyse détaillée sur la migration des étourneaux, qui peuvent parcourir jusqu’à 2 000 km pour rejoindre nos régions.
| Saison | Début | Pic migratoire | Fin | Populations concernées |
|---|---|---|---|---|
| Automne | Début septembre | Mi-octobre à mi-novembre | Fin novembre – début décembre | Nordiques dès sept., françaises en nov. |
| Printemps | Fin février – mars | Mars à avril | Avril – mai | Toutes populations migrantes |
Les étourneaux migrent-ils tous ? Comprendre le statut de migrateur partiel
Non, tous les étourneaux ne migrent pas. Les populations nordiques (Scandinavie, Pologne, Russie) migrent régulièrement vers le sud-ouest européen. Les populations méridionales et urbaines, comme ce gros insecte noir volant que vous avez peut-être observé près de chez vous, restent souvent sédentaires. La France accueille en hiver des

La LPO estimait en 2004 la population européenne à plus de 23 millions de couples reproducteurs, dont entre 1,5 et 6 millions de couples pour la seule France. En hiver, ces chiffres explosent : les effectifs hivernaux atteignent plusieurs dizaines de millions d’individus sur le territoire français, résidents et migrateurs confondus. Ce flux massif venu du nord transforme radicalement le paysage ornithologique de l’hexagone entre octobre et mars.
Trois grandes catégories de comportement coexistent chez cette espèce. Les populations du nord et de l’est de l’Europe migrent systématiquement chaque année. Celles du sud et de l’ouest, ainsi que les populations urbaines, restent sédentaires. Les populations de France centrale et occidentale adoptent un comportement intermédiaire, variable selon les conditions climatiques de l’année.
Une erreur fréquente consiste à croire que les étourneaux observés en hiver sont les mêmes que ceux nichant localement au printemps. Dans la grande majorité des cas, les individus hivernants en France sont des migrateurs nordiques — une distinction importante pour interpréter correctement les effectifs observés.
Quand partent les étourneaux selon votre région : carte des dates en France
Les dates de départ des étourneaux varient fortement selon la région. Le Nord de la France voit partir ses étourneaux dès fin septembre, tandis que le Sud ne connaît ses grands mouvements qu’en novembre-janvier. L’altitude, la latitude et le climat local modulent ce calendrier, avec des écarts pouvant dépasser deux mois entre les régions extrêmes.
| Région | Début migration | Pic migratoire | Fin migration | Retour printanier |
|---|---|---|---|---|
| Nord (Hauts-de-France) | Fin septembre | Mi-octobre | Mi-octobre | Fin février – avril |
| Est (Alsace, Lorraine) | Mi-octobre | Fin octobre | Fin novembre | Février – avril |
| Ouest (Bretagne, Normandie) | Début octobre | Octobre – novembre | Novembre | Mars |
| Centre (Île-de-France) | Octobre | Octobre – novembre | Décembre | Avril – mai |
| Sud (Provence, Occitanie) | Novembre | Novembre – décembre | Janvier | Mai |
Ces variations régionales s’expliquent par la combinaison de la latitude et des influences climatiques locales. Les populations scandinaves et d’Europe de l’Est, qui parcourent jusqu’à 2 000 km, traversent le nord de la France dès septembre avant de poursuivre vers l’Espagne ou le Portugal. Les étourneaux français, eux, amorcent leur départ massif en novembre, selon un calendrier calé sur les conditions météorologiques locales.
Les signes annonciateurs du départ des étourneaux à surveiller
Avant leur départ, les étourneaux envoient des signaux clairs : regroupements massifs dans les zones agricoles, murmurations crépusculaires de plus en plus spectaculaires, accumulation dans les dortoirs et baisse des températures sous 5°C. Ces signes s’observent généralement 2 à 4 semaines avant le grand départ et combinent des indicateurs comportementaux et environnementaux.

- Regroupements massifs dans les vignes et vergers dès août-septembre : les familles dispersées pendant la nidification se reconstituent en groupes de plus en plus denses, signal fort de la prémigration.
- Murmurations intensifiées au crépuscule : les vols synchronisés deviennent plus longs, plus complexes et plus fréquents — signe visible d’une migration imminente.
- Accumulation croissante dans les dortoirs : le nombre d’individus présents chaque soir augmente progressivement, témoignant de l’arrivée de nouveaux groupes en transit.
- Températures passant sous le seuil critique de 5°C : ce seuil thermique constitue l’un des déclencheurs physiologiques principaux du départ.
- Raréfaction des insectes due au gel des sols : la ressource alimentaire principale disparaît, forçant les oiseaux à se déplacer vers des zones plus clémentes.
- Changement de photopériode : le raccourcissement des jours agit directement sur le système hormonal des étourneaux, déclenchant les comportements migratoires indépendamment de la météo.
- ✅ Regroupements en groupes de plus en plus denses
- ✅ Murmurations crépusculaires plus longues et fréquentes
- ✅ Accumulation progressive dans les dortoirs nocturnes
- ✅ Échanges sociaux accrus entre individus
- 🌡️ Températures nocturnes sous 5°C
- 🌡️ Gel des sols réduisant l’accès aux invertébrés
- 🌡️ Raccourcissement notable de la durée du jour
- 🌡️ Raréfaction visible des insectes en vol
Avantages et inconvénients des étourneaux migrateurs : ce que leur départ change concrètement
La migration des étourneaux est un phénomène à double tranchant. Leur présence régule les insectes et offre des murmurations spectaculaires, mais leurs dortoirs urbains génèrent des nuisances sonores, des dégâts aux bâtiments par l’acide urique des fientes, et des pertes agricoles significatives dans les vignobles. Comprendre ce bilan vous aide à anticiper leur impact sur votre environnement direct.
- ✅ Régulation naturelle des populations d’insectes nuisibles
- ✅ Pollinisation et dissémination des graines, bénéfiques à la biodiversité
- ✅ Murmurations : spectacle naturel gratuit et accessible à tous
- ✅ Indicateur fiable de la santé des écosystèmes locaux
- ❌ Fientes chargées en acide urique, corrosives pour bâtiments et véhicules
- ❌ Dégâts agricoles massifs en septembre dans les vignes et vergers
- ❌ Nuisances sonores importantes en zones urbaines
- ❌ Pollution fécale concentrée dans les dortoirs urbains
L’évolution des dortoirs parisiens illustre parfaitement la dynamique en cours. Dans les années 1980, ces dortoirs abritaient jusqu’à 1 million d’individus. Aujourd’hui, les effectifs tournent autour de 100 000 individus — soit une réduction de 90 %. Cette tendance reflète la baisse globale des effectifs : sur la période 1989-2024, les populations d’étourneaux en France ont reculé d’environ un tiers, un signal que les spécialistes relient aux transformations agricoles et à la perte d’habitats.
Observer la migration des étourneaux : guide pratique mois par mois
Pour observer la migration des étourneaux, concentrez-vous sur les crépuscules d’octobre et novembre dans les roselières, bois de pins et abords de gares. Aucun équipement spécialisé n’est nécessaire. Le meilleur moment reste la fin d’après-midi, quand les murmurations se forment avant l’installation au dortoir nocturne — un spectacle qui se joue à l’œil nu, partout en France.
- Août – Septembre (prémigration) : Rendez-vous dans les zones agricoles, vignes et vergers. Les groupes se forment progressivement ; c’est aussi la période de plus grands dégâts pour les viticulteurs, un groupe de quelques milliers d’individus pouvant ravager une parcelle en quelques heures.
- Octobre – Novembre (grand mouvement migratoire) : Les roselières, bois de pins, gares urbaines et parkings couverts deviennent les scènes des murmurations les plus spectaculaires. Novembre concentre les plus grandes densités dans le Sud-Ouest.
- Décembre – Février (hivernage) : Les dortoirs permanents atteignent leur densité maximale. Les étourneaux partent à l’aube chercher leur nourriture dans un rayon de 20 à 40 km, puis reviennent en fin d’après-midi — une logistique quotidienne parfaitement huilée.
- Mars – Avril (retour printanier) : Les effectifs dans les dortoirs diminuent progressivement. Les populations françaises s’installent dès mars sur leurs territoires de nidification ; les migrateurs nordiques poursuivent leur route vers la Scandinavie et l’Europe de l’Est.
Positionnez-vous à l’ouest ou au sud-ouest du dortoir présumé, dos au soleil couchant. Les murmurations se forment généralement 30 à 45 minutes avant le coucher du soleil et durent jusqu’à l’obscurité complète. Un simple smartphone suffit pour filmer le phénomène — les algorithmes de stabilisation modernes font le reste.
Ces systèmes migratoires fonctionnent avec une précision remarquable. Voici comment agir concrètement : notez dans votre agenda les fenêtres d’observation par région (mi-octobre pour le Nord, novembre pour le Sud-Ouest), repérez à l’avance les dortoirs connus près de chez vous, et sortez systématiquement à l’heure dorée. Quand partent les étourneaux, ils vous préviennent toujours — à vous de savoir lire leurs signaux.
Questions frequemment posees
À quelle date exacte partent les étourneaux en France ?
Le départ varie selon la région : le Nord (Hauts-de-France) voit partir les étourneaux fin septembre à mi-octobre, tandis que le Sud (Provence, Occitanie) ne les voit quitter qu’entre novembre et janvier. Le pic national se situe entre mi-octobre et mi-novembre, avec une fin de migration fin novembre à début décembre.
Quels sont les signes annonciateurs du départ des étourneaux ?
Trois signaux principaux annoncent la migration : la baisse des températures sous 5°C, la raréfaction des insectes due au gel des sols, et les changements de photopériode (raccourcissement des jours). Vous observerez aussi des rassemblements massifs en dortoir et une agitation accrue quelques jours avant le départ.
Est-ce que tous les étourneaux migrent en automne ?
Non, l’étourneau est un migrateur partiel. Les populations nordiques (Scandinavie, Pologne, Russie) migrent régulièrement vers le sud-ouest européen, tandis que les populations méridionales et urbaines restent souvent sédentaires. Seule une partie des étourneaux français quitte le territoire.
Quand reviennent les étourneaux au printemps ?
Le retour printanier s’effectue entre fin février et avril, avec un pic entre mars et avril. Dans le Sud, le retour peut s’étendre jusqu’en mai. Les populations nordiques sont généralement les premières à revenir, dès fin février.
D’où viennent les étourneaux qu’on voit en hiver en France ?
La majorité des étourneaux hivernants en France proviennent d’Europe du Nord et de l’Est (Scandinavie, Pologne, Russie). Ils peuvent parcourir jusqu’à 2 000 km pour rejoindre leurs quartiers d’hiver. Les populations françaises restantes sont complétées par ces migrants venus du nord.
Combien d’étourneaux migrent chaque année en Europe ?
La population européenne d’étourneaux est estimée à plus de 23 millions de couples. En France, entre 1,5 et 6 millions de couples nichent, et plusieurs dizaines de millions d’individus hivernent sur le territoire (résidents + migrateurs confondus).

Gaël Lemaire, ingénieur devenu essayiste, partage sur La Maison des Énergies une réflexion apaisée sur notre rapport à l’énergie et au vivant. Il croit en une transition fondée sur la mesure, la justice et la beauté du monde.